Né le 3 novembre 1922 à Neufchâtel-sur-Aisne (Aisne), mort le 19 janvier 1944 dans la même commune ; résistant du groupe « Liberté » (Ceux de la Résistance).

Fils d’André Mathieu, Maurice appartint au groupe « Liberté », constitué à Neufchâtel-sur-Aisne. Dès l’été 1940, il aida son oncle, Albert Charpentier, et son cousin Henri à constituer des dépôts de matériel militaire.
Adjoint de Paul Gillant, il prit part à de nombreuses actions de sabotage à partir d’août 1943.
Le groupe fut cependant victime d’une dénonciation. Tous ses membres furent arrêtés par la Sipo-SD de Saint-Quentin, le 19 février 1944, sauf Maurice Mathieu. À 15 h. 45, il était en effet dans le dépôt qu’il entretenait au Champ-d’Asile, quand il fut tué par l’éclatement d’un obus de 75 qu’il manipulait, à quelques pas de son cousin Henri. Son père, André Mathieu, attendit la nuit pour aller récupérer le corps de son fils et le déposer chez lui. Il déclara à la gendarmerie qu’il avait trouvé le cadavre sur le chemin de son jardin. Maurice Mathieu fut inhumé le 23 février.
André Mathieu fut arrêté et déporté, mais il fut l’un des rares à revenir des camps avec Albert Charpentier.
« Tué au combat », Maurice Mathieu fut reconnu « mort pour la France » à titre militaire (AC 21 P 92563), et homologué membre de la Résistance intérieure française (GR 16 P 403482). Son nom est inscrit sur le monument en mémoire du groupe « Liberté », érigé à Neufchâtel en 1947.
Sources

SOURCES. Pol Charpentier, La Résistance dans l’Aisne. Neufchâtel-sur-Aisne. Le groupe « Liberté », sans lieu ni date, ni pagination (rédigé « quarante ans après » les faits). — SHD, dossiers adm. des résistants. — Sites Internet : Mémoire des hommes. — Renseignements communiqués par Gérard Charpentier.

Frédéric Stévenot

Version imprimable