Né le 2 septembre 1926 à Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) ; martyrisé massacré le 11 juillet 1944 à Malaunay en Ploumagoar (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) ; étudiant ; Mouvement Défense de la France.

Fils de Jean Métairie et de Lucienne Champy, il demeurait chez ses parents 6 rue docteur Rochard à Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor), étudiant.
Le 1er juillet 1944, il fut arrêté avec son père Jean et Eugène Fleury sur dénonciation par la Gestapo au domicile de Jean Métairie, alors qu’ils déjeunaient ensemble. Ils furent martyrisés durant plusieurs jours au siège de la Gestapo au 5 boulevard Lamartine à Saint-Brieuc sous la direction du sinistre nazi Rudolf.
Le 10 juillet 1944, vers 6h30, après avoir été martyrisés, 17 prisonniers Résistants et civils quittèrent à bord d’un camion le quartier allemand de la maison d’arrêt de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) suivi de deux voitures automobiles à bord desquelles prirent place plusieurs officiers du SD de Saint-Brieuc. Les prisonniers avaient, semble-t-il, été regroupés, certains venaient de la maison d’arrêt de Guingamp (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) avant de rejoindre le lieu de leur exécution. Le lieu du massacre restera inconnu, comme les conditions dans lesquelles il se déroula. Ils arrivèrent dans la forêt de Malaunay en Ploumagoar vers 8h, ils étaient apparemment tous morts, un témoin entendra seulement 3 coups de feu, sans doute pour donner un coup de grâce à certains. Les tortionnaires quittèrent les lieux environ trente minutes plus tard. Les corps furent sommairement enterrés dans une fosse peu profonde et découverts le lendemain par un jeune garçon de passage. Des photos clandestines furent prises par le photographe de Guingamp Delattre et cachées en un lieu sûr. Certains des suppliciés ne furent reconnus que grâce à leurs vêtements (crânes fracassés, ongles arrachés, dents brisées, nez cassés, dos marqués au fer à repasser...). Les responsables de ces crimes Muller et Rudolf, de la Sûreté allemande, resteront impunis.
Les 14 Résistants : Yves Charpentier, Yves Derriennic, Eugène Fleury, Francis Hamon, Marcel Languillé, Yves Le Berre, Joseph Le Du, Émile Le Guennec, Louis Le Maitre, Jean Le Quéré, Marcel Le Roux, Jean Auguste Métairie, Jean Maria Métairie et Armand Ollivier.
Les 3 civils : Jean Caro, Robert Hamel et Jean Le Du.
Jean Métairie avait 18 ans. Son nom figure sur Le Monument de la Malaunay en Ploumagoar et sur La Plaque de Jean Metairie (père), Jean Metairie (fils) et de l’Abbé Eugène Fleury, 8 rue du Docteur Rochart en Saint-Brieuc.
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Site des Lieux de Mémoire du Comité pour l’Étude de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Côtes d’Armor, 165J2 (fonds Boulain), 2W158,159, L’abbé Eugène Fleury. – Messieurs Jean Métairie père et fils édité par « Les presses bretonnes à Saint-Brieuc ». – Alain Prigent et Serge Tilly, L’occupation allemande dans les Côtes-du-Nord (1940-1944), Les Lieux de Mémoire, Cahiers de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord, n° 10 (2004) et n° 11 (2005).

Alain Prigent, Serge Tilly

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