Né le 20 mars 1876 à Chaumont Porcien (Ardennes), massacré le 31 août 1944 à Plomion (Aisne) ; vannier ; marchand forain.

Fils d’Alexandrine Jouart, âgée de dix-sept ans, bimbelotière, sans domicile fixe, fille de Victoire Jouart, âgée de quarante-huit ans, aussi bimbelotière, sans domicile fixe et célibataire, Edmond Jouart naquit dans une voiture servant d’habitation.
Il se maria à Chaumont-Porcien le 3 février 1914, avec Jeanne Élisa Frumin.
Au moment de son recrutement, Edmond Jouart était vannier à Chaumont-Porcien. Il fut versé dans le service auxiliaire, en raison de cicatrices étendues et adhérentes à la cuisse droite, et passa dans la réserve de l’armée active le 1er novembre 1900.
Classé dans le service armé par la commission spéciale de réforme d’Autun (Saône-et-Loire) le 4 décembre 1914, il fut mobilisé. Il arriva au 46e régiment territorial d’infanterie le 21 décembre suivant. Il fut cependant réformé (n° 2) par la commission spéciale de Troyes, le 30 mars 1915, pour aortite.
Il déclara par la suite (sans précision de date) demeurer à Corbigny (Nièvre), place du Champ de foire, puis à Châtillon-en-Bazois (Nièvre). C’est là que Désiré, l’un de ses fils, naquit en 1919.
Edmond Jouart demeurait à Chéry-lès-Rozoy (Aisne), quand il fut massacré avec treize autres personnes, dont quatre de ses fils. Comme tous les ans, les Jouart étaient venus à Plomion, et avaient installé leurs roulottes sur la place du Calvaire.
Il fut inhumé dans le cimetière communal de Fismes (Marne).
Son nom figure sur le monument commémoratif du massacre du 31 août 1944.

Sources

SOURCES : Arch. dép. Marne, 1 R 1220 (bureau de recrutement de Reims, f° 483, n° 406). — Sites Internet : mémorial GenWeb ; Généalogie Aisne ; site d’un particuiier. — État civil de Chaumont-Porcien (2E113/7, f° 161, acte n° 14).

Iconographie
ICONOGRAPHIE : Mémorial GenWeb

Frédéric Stévenot

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