Né le 10 mars 1922 à Erquy (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) ; abattu par les Allemands le 21 juin 1944 à Plouézec (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) au cours d’une mission ; instituteur ; membre du Front National des FTP et responsable sur le canton des FUJP.

Fils de Joseph Lefebvre et de Marie Provost, André Lefebvre demeurait à Plouézec.
Le 21 juin 1944, dans le courant de l’après-midi, en mission pour leur maquis en compagnie André Lefebvre et Marcel Le Roy tous les deux instituteurs à l’école publique de Plouéze ,s reçurent l’ordre d’intercepter au bourg de Lanloup (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor) un véhicule transportant du tabac et de ramener la cargaison au maquis. En cours de route ils furent arrêtés à Kerouly en Plouézec par une patrouille allemande de cinq hommes en camionnette découverte. Les deux résistants, pris sous le feu des rafales de mitraillettes, tentèrent de fuir sur leur bicyclette mais ils furent rattrapés André Lefebvre fut abattu sur place à un kilomètre de Kerouly, sur la route de Coat-Saliou à La Madeleine, d’une balle dans la tête. Marcel Le Roy, blessé à la jambe, capturé, fut fait prisonnier. Émile Le Trocquer, qui devait participer à l’opération, fut lui aussi arrêté dans des conditions ignorées. Transférés, avec le corps de leur camarade, au camp allemand de l’Épine-Habet en Plourhan, ils subirent un long interrogatoire, ponctué de brutalités. L’un après l’autre, ils furent jugés. Marcel Le Roy fut condamné à la peine de mort par le tribunal du secteur postal 56300 « pour activité de franc-tireur », sans possibilité d’appel. Confrontés l’un à l’autre, ils nièrent se connaître. Émile Le Trocquer, marin de commerce, portant sur lui son livret matricule de la Marine marchande, expliqua aux Allemands qu’il était en permission et n’avait rien à voir avec Marcel Le Roy. Émile Le Trocquer, n’étant pas détenteur d’arme, fut remis en liberté grâce au courage de son camarade qui nia son appartenance à la Résistance.
André Lefebvre avait 22 ans, son nom figure sur L’école primaire publique 16 rue Cyrille Le Barbu en Plouézec, sur La plaque à l’école primaire publique André Lefebvre, 16 rue Cyrille Le Barbu en Plouézec et sur Le monument de l’aire de repos de Kerouly en Plouézec.
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Site des Lieux de Mémoire du Comité pour l’Étude de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord
Sources

SOURCES : Archives de l’ANACR. – Alain Prigent et Serge Tilly, L’occupation allemande dans les Côtes-du-Nord (1940-1944), Les Lieux de Mémoire, Cahiers de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord, n° 10 (2004) et n° 11 (2005).

Alain Prigent, Serge Tilly

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