Né le 25 mars 1890 à Pleumeur-Bodou (Côtes-du-Nord, Côtes d’Armor) ; martyrisé massacré par les Allemands le 17 juillet 1944 à Pleumeur-Bodou ; retraité de la TCRP (Transports en Commun de la Région Parisienne) ; FTP.

Fils de Guillaume Philippe, laboureur et de Anne Le Roux, ménagère, Léon Philippe, marié était père de quatre enfants ; demeurait à Larmor en Trébeurden (Côtes-du-Nord, Côtes d’Armor).
Le 17 juillet 1944, vers 18h, une cinquantaine d’Allemands, parmi lesquels un homme en uniforme parlant parfaitement le français, arrivèrent à bord de camions au domicile de la famille Philippe. Ils appelèrent les frères Philippe à partir d’une liste en leur possession. Il s’agissait sans aucun doute d’une dénonciation.
Les trois frères Philippe -Léon Philippe, Pierre Philippe et René Philippe-, furent arrêtés ainsi que leur père Léon Philippe. Madame Philippe et son plus jeune fils, Eugène âgé de 6 ans et demi, furent épargnés. En partant, ils se dirigèrent vers le bourg de Pleumeur-Bodou, puis prirent la direction de Lannion avant de retourner à leur point de départ à la villa "La Marjolaine". Les Philippe subirent dans ces lieux un interrogatoire et furent affreusement martyrisés.
Léon Philippe et son fils Léon Philippe furent emmenés par les Waffen SS en voiture à 21h15. A 21h35 le véhicule revint vide. Les corps criblés de balles furent retrouvés le 23 juillet 1944, dans un champ au lieu dit Park-Meur en Pleumeur-Bodou.
Pierre Philippe et son frère René Philippe furent emmenés par les Waffen SS en voiture à 21h20. A 21h35 le véhicule revient vide. Le lendemain vers 10h, leurs corps criblés de balles furent découvert dans un champ au lieu dit Le Champ-Blanc en Trébeurden.
Ces crimes commis par les Waffen SS cantonnés dans la villa "La Marjolaine" en Trébeurden restèrent restés impunis malgré les démarches entreprises.
Le 30 décembre 1944, Mme Philippe témoigna : « Le 17 juillet 1944, vers 20h, ma maison a été cernée par seize individus en uniforme allemand dont plusieurs parlaient le français. Comme mon fils Pierre était absent à ce moment-là, les militaires ont insisté pour que je leur indique où il se trouvait. Croyant sauver mon mari et mes enfants René et Léon, pour leur éviter des tortures, je me suis décidée à les accompagner jusqu’à la ferme Bivic où il travaillait. Là ils se sont emparés de lui et ils lui ont dit : « Dis Adieu à ta mère ! ».
Léon Philippe avait 54 ans. son nom figure sur La stèle de la famille Philippe à Park Meur en Pleumeur-Bodou et L’École publique de l’île-Grande en Pleumeur-Bodou porte le nom de la famille Philippe.
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Site des Lieux de Mémoire du Comité pour l’Étude de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Côtes d’Armor, 2W236. – Alain Prigent et Serge Tilly, L’occupation allemande dans les Côtes-du-Nord (1940-1944), Les Lieux de Mémoire, Cahiers de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord, n° 10 (2004) et n° 11 (2005).

Alain Prigent, Serge Tilly

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