Né le 17 novembre 1892 à Trigavou (Côtes-du-Nord, Côtes d’Armor), mort en action le 2 août 1944 à Trigavou ; marin, Terre-neuvas ; homologué FFI.

Louis Saiget
Louis Saiget
Crédit : MémorialGenWeb
Fils de Jean Saiget et de Marie Bucaille, Louis Saiget épousa Célestine Souplet. Le couple qui avait cinq enfants demeurait à Trigavou.
Dans les jours qui précédèrent la Libération du département des Côtes-du-Nord du 1er au 18 août 1944, les troupes allemandes cherchèrent à se mettre en sécurité dans les grandes bases navales qu’elles occupaient à Brest (Finistère) et à Lorient (Morbihan). Subissant le harcèlement de la Résistance, elles se livrèrent à des crimes commis sans objectif militaire, tuant de paisibles gens au travail dont le seul tort fut d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Ce fut durant cette période que près de 50% des 700 victimes recensées dans le département furent abattues, massacrées.
Fils de Jean Saiget et de Marie Bucaille, Louis Saiget épousa Célestine Souplet. Le couple qui avait cinq enfants demeurait à Trigavou.
Dans les jours qui précédèrent la Libération du département des Côtes-du-Nord du 1er au 18 août 1944, les troupes allemandes cherchèrent à se mettre en sécurité dans les grandes bases navales qu’elles occupaient à Brest (Finistère) et à Lorient (Morbihan). Subissant le harcèlement de la Résistance, elles se livrèrent à des crimes commis sans objectif militaire, tuant de paisibles gens au travail dont le seul tort fut d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Ce fut durant cette période que près de 50% des 700 victimes recensées dans le département furent abattues, massacrées.
Le 2 août 1944, pendant les combats de la Libération, Louis Saiget était présent avec d’autres pour des travaux agricoles dans les champs de Joseph Rebuffet à La Quinois. Une trentaine de soldats allemands stationnaient au même moment dans la cour et dans la maison des Josselin à La Quinois. Ils semblaient menaçants. Les F.F.I. vinrent voir Joseph Rebuffet et annoncèrent qu’ils allaient attaquer les Allemands. Il vint avec eux pour les aider. Vers 19 heures (heure allemande), le groupe local de Résistance s’approcha et lança quelques rafales de mitraillettes pour faire sortir les Allemands. Ces derniers répliquèrent en ouvrant le feu de toutes leurs armes. Les Résistants décrochèrent. Louis Saiget coupait alors du blé avec Francis Nicolas et Amédée Jouffe. Ils s’apprêtaient à quitter le champ lorsqu’ils entendirent les coups de feu. Ils s’approchèrent pour mieux voir. Louis Saiget tenait une faucille à la main. Ils aperçurent alors les Allemands. Ceux-ci les virent également et ouvrirent le feu sur eux. Louis Saiget fut grièvement touché de deux balles à l’épaule droite et tomba. Francis Nicolas parvint à le traîner sur une centaine de mètres mais les Allemands continuèrent à leur tirer dessus et il dut s’enfuir en laissant Louis Saiget sur place. Il revint le récupérer 15 minutes plus tard avec Joseph Rebuffet et le transportèrent à son domicile sur une échelle de fortune. Le docteur Moulard fut prévenu. Comme il tardait à venir, on amena le blessé directement dans la salle d’attente. Ramené chez lui, Louis Saiget fut déclaré comme étant décédé à 19 heures (heure française).
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Site des Lieux de Mémoire du Comité pour l’Étude de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Côtes d’Armor, 2W236. – Archives de l’ANACR. – Alain Prigent et Serge Tilly, L’occupation allemande dans les Côtes-du-Nord (1940-1944), Les Lieux de Mémoire, Cahiers de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord, n° 10 (2004) et n° 11 (2005). — MémorialGenWeb : biographie rédigée par son arrière-petite-fille (27/05/2019)

Alain Prigent, Serge Tilly

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