Né le 4 février 1926 à Carhaix (Finistère), pendu le 8 juin 1944 à Rostrenen (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) ; résistant FTP.

Fils de Pierre Briand et de Léonie Solu.
Depuis le jour du débarquement des Alliés le 6 juin 1944 en Normandie, les militaires de l’armée d’occupation tentèrent de rejoindre le Front de Normandie, la Résistance les harcela rendant leurs déplacements difficiles voire impossibles. Le 8 juin 1944, une dizaine de jeunes résistants FTP étaient attablés dans la ferme de la famille Mevel à Lamprat en Plounévézel (Finistère) dont le mari Yves fut le maire de la commune. A 12h20, un camion chargé de parachutistes de l’armée allemande venus pour réquisitionner des charrettes afin de transporter leur matériel surgit provoquant la panique dans le groupe.
Remarquant l’attitude affolée des jeunes gens, les Allemands ordonnèrent immédiatement une fouille tout en encerclant les abords de la ferme. Eugène Léon, trouvé porteur d’une arme, tenta de fuir, mais fut abattu dans la cour de la ferme atteint par une balle explosive qui le tua sur le coup. Jean Manach et Georges Auffret parvinrent à se cacher dans la cheminée agrippés aux parois. Au bout d’un moment Georges Auffret ne put plus tenir, il rejoignit ses camarades arrêtés, Jean Manach qui ne fut pas découvert eut la vie sauve.
Avant de quitter les lieux la ferme fut pillée et incendiée. Les Allemands conduisirent avec eux les huit Résistants avec des gens du village pris en otage, soit une vingtaine de personnes. Parmi eux un homme au service des Allemands, il les aida à faire un tri parmi les personnes arrêtées.
Arrivés à Penhoat en Carhaix, beaucoup d’entre eux furent martyrisés à coups de gourdins. Les neuf Résistants FTP les mains attachées dans le dos poursuivirent leur calvaire. Les autres personnes prirent la direction de la maison d’arrêt de Carhaix où elles furent libérées le lendemain.
Les neuf FTP victimes des parachutistes allemands furent dans l’ordre d’exécution : Jean Le Dain, Eugène Léon, Georges Auffret, Marcel Goadec, Georges Le Naëlou, Marcel Le Goff, Marcel Bernard et François L’Hostis. Louis Briand fut parmi les victimes.
Le 8 juin 1944, Louis Briand fut martyrisé et pendu par les Allemands au balcon d’une maison d’habitation, place de la République à Rostrenen. Un panneau fut accroché à son cou par ses tortionnaires, sur lequel on peut lire : "Voilà ce que nous faisons à celui qui nous tire dans le dos". Plusieurs photos de la scène furent prises. Le 10 juin 1944, vers 20h, ses obsèques furent célébrées.
Louis Briand qui avait 18 ans fut la 8e des neuf victimes.
Son nom figure sur La plaque de Louis Briand, place de la République en Rostrenen et sur Les deux stèles et l’une des huit plaques des Patriotes pendus entre Carhaix (Finistère) et Saint-Caradec (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor).
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Site des Lieux de Mémoire du Comité pour l’Étude de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Côtes d’Armor, 2W236. – Archives de l’ANACR. – Alain Prigent et Serge Tilly, L’occupation allemande dans les Côtes-du-Nord (1940-1944), Les Lieux de Mémoire, Cahiers de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord, n° 10 (2004) et n° 11 (2005).

Alain Prigent, Serge Tilly

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