Né le 20 novembre 1919 au Havre (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), fusillé après condamnation à mort le 24 juin 1944 à Lanvénégen (Morbihan) ; cultivateur ; FTPF homologué FFI.

Sur le monument de Rozengat en Lanvénégen
Sur le monument de Rozengat en Lanvénégen
Sur le monument aux morts de Lanvénégen
Sur le monument aux morts de Lanvénégen
Sur le mémorial de la Résistance à Gourin
Sur le mémorial de la Résistance à Gourin
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
Jean Guillou était le fils de François Pierre Marie Guillou, chauffeur au Havre (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) puis cultivateur à Spézet (Finistère), et de Marie-Catherine Plusquellec. Célibataire, il était domicilié chez ses parents et exerçait la profession de cultivateur dans la ferme familiale.

Le 21 juin 1944 à l’aube, au cours d’une rafle opérée par les autorités allemandes d’occupation, vingt-et-un jeunes hommes furent arrêtés à Spézet sur dénonciation. Plusieurs d’entre eux furent transférés dans la prison de Quimper (Finistère) et dans la prison de Fresnes (Seine, Val-de-Marne). Les autres, au nombre de onze, qui appartenaient aux Francs-tireurs et partisans français (FTPF), furent conduits à l’école Sainte-Barbe du Faouët pour y être interrogés. Condamnés à mort par la cour martiale du Faouët, Jean Guillou, Yves Bloas, Pierre Clech, Michel Clech, François Clech, Jean Clech, Jacques Guéguen, Jean Jaouen, Louis Lollier, Jean Le Roux et Jean Le Goff furent exécutés au bord d’une fosse le 24 juin 1944 à 3 heures du matin, à Rozangat en Lanvénégen. Leurs cadavres ne furent découverts et exhumés que le 5 août 1944 en présence d’un médecin qui constata qu’ils avaient été affreusement torturés. Ils furent ramenés à Spézet pour y être inhumés dans le cimetière communal.

Jean Guillou a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI. Le titre d’Interné-résistant lui a été attribué à titre posthume.

Dans le Morbihan, le nom de Jean Guillou est inscrit :
-  à Lanvénégen, sur la stèle commémorative de Rozangat et sur la plaque « Fosse de Rozangat » du monument aux morts communal,
-  à Gourin, sur la liste « Spézet » du monument « Aux Résistants des Montagnes noires victimes du nazisme ».
Dans le Finistère, il figure sur le monument aux morts de Spézet et sur la plaque commémorative en hommage aux FTP et FFI des maquis apposée place du 2e Bataillon de Stalingrad à Châteaulin.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Morbihan, 1526 W 229 RG. — SHD, Vincennes, GR 16 P 279760. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978. — René Le Guénic, Les Maquisards chez nous en 1944. Gourin-Le Faouët-Guémené et Morbihan-Mémorial de la Résistance, Imprimerie Basse-Bretagne-Quéven-Morbihan, 2013. — Mémorial GenWeb. — " Lieux mémoriels en Morbihan-Lanvénégen ", dossier en ligne sur le site Internet Les Amis de la Résistance du Morbihan, ANACR-56. — État civil, Le Havre (acte de naissance) ; Lanvénégen (acte de décès).

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Version imprimable