Né le 23 mars 1918 à Dijon (Côte-d’Or), mort au combat le 24 août 1944 à Grand’Combe-Châteleu (Doubs) ; cheminot ; résistant des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).

Stèle commémorative
Stèle commémorative
Crédit : MémorialGenWeb.
Jean Mairot était le fils de Charles Augustin, employé au PLM et de Jeanne Julie Maria Touffe, sans profession. Il fut adopté comme pupille de la Nation par jugement du Tribunal civil de Besançon le 2 juillet 1927. Sa mère fut embauchée par les chemins de fer comme garde-barrière au passage à niveau de Grand’Combe-Châteleu sur la ligne à voie unique entre Pontarlier et Morteau (Doubs). Il était célibataire et demeurait avec elle. Il fit des études à l’École nationale d’horlogerie de Besançon puis entra à la SNCF comme facteur aux écritures à Morteau (Doubs).
Il entra dans la Résistance aux Forces françaises de l’Intérieur (FFI) dans le secteur de Morteau.
Après le débarquement en Normandie en juin 1944, les F.F.I. installèrent un maquis dans les fermes isolées entre Les Fournets et Le Luisans. Le 24 août 1944, à la nouvelle de la Libération de Paris, ils lancèrent une attaque surprise contre la Kommandantur à Morteau et obtinrent la reddition de la garnison du sanatorium à Villers. Il n’y eut pas de représailles contre la population car le major Hoffmann commandant la place de Morteau, qui fut blessé et soigné à l’hôpital de Morteau, usa de son autorité pour les empêcher. Il sera ensuite évacué en Suisse mais décèdera à l’hôpital de La Chaux de Fonds.
Cependant une colonne allemande partie de Pontarlier afin de renforcer les troupes allemandes assiégées arrivait sur la route entre Grand’Combe-Châteleu et Morteau, au lieu-dit le Pont de la Roche. Jean Mairot et quelques autres résistants tentèrent d’établir en hâte un barrage en abattant des arbres en bordure de la route. Malheureusement ils n’eurent pas le temps de se mettre à l’abri avant l’arrivée des premiers soldats ennemis. Ceux-ci ouvrirent immédiatement le feu sur les FFI. Jean Mairot et son camarade Louis Fraichot âgé de 61 ans furent blessés mortellement.
Jean Mairot fut cité à l’ordre de la division et à l’ordre de la SNCF et obtint en 1961 la mention « Mort pour la France » qui est portée sur son acte de décès.
Son nom figure sur le livre d’or 1939-1945 du Lycée Jules-Haag, ancienne École nationale d’horlogerie, à Besançon et sur la stèle commémorative érigée sur la D437 à Morteau (Doubs).
Sources

SOURCES : Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial, sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF, Paris 2017.— Rail et Mémoire.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de décès).

Jean-Louis Ponnavoy

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