Né le 21 avril 1910 à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), mort des suites de ses blessures le 26 juillet 1944 à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) ; employé de chemin de fer ; victime civile.

Jean Filiatre était le fils d’Étienne et de Jeanne Petit, domiciliés à Saint-Désert (Saône-et-Loire). Il se maria avec Marguerite Brelin et était domicilié 28 Grande rue, à Chalon-sur-Saône.
Il entra à la Compagnie de chemin de fer du PLM comme homme d’équipe le 1er décembre 1936 à Saint-Georges-de-Reneins (Rhône). Il fut affecté le 1er juillet 1938 comme garde-signaux à Chalon-sur-Saône où il s’installa avec son épouse et ses deux enfants. Il fut mobilisé en septembre 1939 et démobilisé en octobre 1940. Il retrouva alors son poste en gare de Chalon. Le 26 juillet 1944, il quitta son service en milieu de soirée après l’heure du couvre-feu et rentrait chez lui à bicyclette. Il croisa un militaire allemand qui lui cria de s’arrêter mais selon les témoins, il ne comprit pas que c’était pour lui. Il continua son chemin et un autre militaire pensant qu’il prenait la fuite tira sur lui. Jean Filiâtre fut mortellement blessé d’un balle en pleine tête à l’entrée de la place Maréchal-Pétain et décéda sur place à 22 heures.
Il obtint la mention « Mort pour la France » portée sur son acte de décès le 9 octobre 1945.
Son nom figure sur le monument aux morts et sur la stèle commémorative SNCF place de la Gare, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) ainsi que sur le monument en gare de Lyon-Perrache, porte de Saône.
Sources

SOURCES : Hervé Barthélémy, Clément Gosselin dans Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial, sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF Paris, 2017.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de décès).

Jean-Louis Ponnavoy

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