Né le 19 mars 1891 à Robert-Espagne (Meuse), massacré le 29 août 1944 à Robert-Espagne (Meuse) ; ouvrier d’usine ; victime civile.

Pierre Reboulet était le fils de Toussaint Ernest, charron et de Julie Angelina Gailler, sans profession. Il se maria le 7 avril 1921 avec Marie Eugénie Steffan. Il était ouvrier d’usine.
Le 29 août 1944, le Panzergrenadier régiment 29 de la 3e Panzergrenadiere division arrivant d’Italie par chemin de fer fut retardé par un sabotage de la voie ferrée à Saint-Dizier (Haute-Marne). Un officier fut blessé ou tué lors d’un accrochage avec le maquis au lieu-dit "La Belle Épine". Une unité du régiment constituée d’une trentaine de soldats transportés en side-cars et camions descendit à la gare de Mussey, distante de trois kilomètres de Robert-Espagne qui fut investi à 11h45 et la plupart des maisons pillées et incendiées en représailles. Une vaste rafle fut effectuée et une quarantaine d’hommes furent arrêtés et regroupés sur le talus de la voie ferrée à côté de la gare où on leur fit creuser une tranchée. Dix cheminots en service ce jour-là furent arrêtés également et durent rejoindre le groupe d’otages. Au total, il y eut 51 personnes abattues par les nazis, les blessés étant achevés. Pierre Reboulet fut assassiné aux côtés de son beau-frère Abel Derré. Dans la foulée les allemands poursuivirent leurs massacres sur les communes proches, Couvonges, Beurey-sur-Saulx et Mognéville (Meuse).
Il est inhumé aux côtés de son beau-frère Abel Derré dans le cimetière communal, à Robert-Espagne (Meuse).
Il obtint la mention « Mort pour la France ».
Un procès-verbal de la gendarmerie de Robert-Espagne relatant les événements fut rédigé en date du 12 avril 1945.
Son nom figure sur le monument du souvenir des fusillés dans le cimetière communal et sur la plaque commémorative dans l’église, à Robert-Espagne (Meuse).
Sources

SOURCES : Hervé Barthélémy et Thomas Fontaine dans Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF Paris, 2017.— PV de gendarmerie du 12 avril 1945, visible sur Internet.— Nombreux sites Internet.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de naissance).

Jean-Louis Ponnavoy

Version imprimable