Né le 3 juin 1922 à Peyrabout (Creuse), exécuté sommairement le 17 juillet 1944 à Cosnat, commune de Vidaillat (Creuse) ; résistant maquis AS, 1ère CFL.

Henri Parot était le fils de Jean, Jules Parot et de Célestine Chopinet domiciliés à Peyrabout. Célibataire, il y résidait au début des années 40 avec ses parents. Il s’engagea dans la Résistance rejoignant un maquis de l’AS de la Creuse, au camp de Cosnat, commune de Vidaillat. La 1ère compagnie (1ère CFL) commandée par le lieutenant Robert Undriener s’y était installée, et y cantonna du début juin à la mi-juillet 1944. A la mi-juillet, des éléments de la brigade Jesser, une formation militaire allemande, composée d’éléments disparates de la Wehrmacht, des SS et de divers services de police, entra en Creuse pour organiser la répression contre les forces de la Résistance. L’une de ses unités opérant des opérations de ratissage dans le secteur de Bourganeuf (Creuse) eut un accrochage à La Pouge (Creuse) dans l’après-midi du 16 juillet avec des éléments de la 1ère CFL. Cette embuscade suivie d’un repli des maquisards permit à l’unité allemande de localiser en fin de journée, dans la commune de Vidaillat, et plus précisément au hameau de Cosnat, le lieu de repli et de repos de la 1ère compagnie franche du lieutenant Robert Undriener. Une opération de nuit fut aussitôt décidée par le commandement allemand. Surpris dans leur sommeil, les jeunes maquisards n’opposèrent qu’une faible résistance. Fait prisonnier avec quatre autres camarades Henri Parot fut fusillé après un interrogatoire sommaire.
Il obtint la mention Mort pour la France. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Peyrabout. Il figure également, sur le monument commémoratif de Combeauvert (commune de Thauron, Creuse) au titre des morts du canton de Pontarion (Creuse) et sur le mémorial de la résistance creusoise à Guéret (Creuse).
Sources

SOURCES : Marc Parrotin Le temps du Maquis, Histoire de la Résistance en Creuse Ed. Verso 1984 et Mémorial de la Résistance creusoise Ed. Verso 2000 — Creuse Résistance, dossier Jean Geneton une semaine en enfer : celle du 16 juillet 1944 — Mémoire des Hommes — mémorial genweb — État civil, mairie de Vidaillat.

Michel Thébault

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