Né le 6 décembre 1921 à Hampont (Moselle), mort le 5 mai 1944 en action de combat à Rodez (Aveyron) ; résistant de l’Aveyron (Armée secrète, AS) ; volontaire du maquis « Du Guesclin » de l’AS

Christian Font et Henri Moizet (op.cit.), 1997, 2001) ont indiqué par erreur qu’il naquit en 1919. Le site Mémoire des Hommes (op.cit) signale par erreur qu’il mourut à Saint-Félix-de-Lunel (Aveyron), commune où il n’y eut aucune victime des combats opposant, en 1944, la Résistance aux Allemands et/ou aux miliciens. Il a confondu cette commune située à une trentaine de kilomètres au nord de Rodez avec Saint-Félix, faubourg, alors peu peuplé de Rodez, au nord-ouest de la ville.
Réfugié en Aveyron, le Lorrain Félix Petitjean intégra un maquis de l’AS (« Du Guesclin »), formé au début de 1944 à partir de Villefranche-de-Rouergue par des volontaires venus du Villefranchois et du Ségala.
Lorsque Léon Freychet, le chef départemental de l’AS, de Roquefort (Aveyron), décida avec son adjoint, l’instituteur millavois Jean Birebent, une action combinée de maquis du sud et du nord de l’Aveyron contre un entrepôt de carburants de Saint-Félix, un faubourg du nord-ouest de Rodez, Jean Félix Schmit fit partie avec cinq autres membres du maquis « Du Guesclin » de l’un des trois groupes chargés de venir s’approvisionner en carburant. Le groupe sud-aveyronnais commandé par Jean Birebent avait déjà essuyé le feu des Allemands, prévenus de l’opération, qui avaient tendu une embuscade et s’étaient postés de part et d’autre de la route de Rodez à Decazeville et Villefranche-de-Rouergue. Les maquisards de « Du Guesclin » arrivèrent ensuite. Après un combat inégal, quatre d’entre eux furent tués. Le chef du groupe, Hygonet, réussit à sortir sain et sauf de l’affrontement. Il en fut de même, provisoirement de Roger Lavergne qui, blessé, fut capturé à l’hôpital de Rodez par les Allemands et exécutés par eux à Sainte-Radegonde (Aveyron) le 17 août 1944..
Joseph Petitjean fut l’un des quatre morts lors du combat livré par la maquis Du Guesclin contre les Allemands au lieu-dit la Gineste (aujourd’hui, il existe, à proximité du lieu du combat du 5 mai 1944, un rond-point, appelé « rond-point de la Gineste », à Saint-Félix (Rodez). Son nom est gravé sur le monument commémoratif de la Gineste à Saint-Félix (Rodez) en bordure de la route, à gauche, en direction de Decazeville ou de Villefranche-de-Rouergue. Il rappelle le combat du 5 mai 1944 et la mort , ce jour-là, de quatre maquisards ainsi que celle, à Sainte-Radegonde, de Roger Lavergne. Le nom de Joseph Petitjean ne figure sur aucun monument aux morts mosellan. Il n’a pas été gravé, ainsi que ceux des autres victimes de l’affrontement du 5 mai 1944 à Saint-Félix, sur le monument mémorial de Sainte-Radegonde (Aveyron) érigé afin de commémorer l’ensemble des morts de la « Résistance rouergate ». Il reçut la mention « Mort pour la France ».
Voir Rodez, Saint-Félix (5 mai 1944)
Sources

SOURCES : Christian Font & Henri Moizet, Maquis et combats en Aveyron. Opinion publique et résistance. Chronologie 1936-1944, Rodez et Toulouse, ONAC Aveyron, ANACR Aveyron, CRDP Midi-Pyrénées, 2e édition 2001, 411 p. [pp.238-240)]. — Christian Font & Henri Moizet, Construire l’histoire de la Résistance. Aveyron 1944, Rodez et Toulouse, CDDP Rodez, CRDP Midi-Pyrénées, 1997, 343 p. [pp. 112-113]. (Christian Font et Henri Moizet s’appuient sur les témoignages oraux et écrits des survivants de l’embuscade de Saint-Félix). — Site aveyronresistance consulté le 4 août 2018. — Site MemorialgenWeb consulté le 4 août 2018. — Site Mémoire des hommes, consulté le 4 août 2018.

.André Balent

Version imprimable