Né le 28 juin 1920 à Saint-Silvain-Montaigut (Creuse), exécuté sommairement le 9 juin 1944 à Janaillat (Creuse) ; résistant AS.

André Fourgeaud était le fils de François Fourgeaud, âgé de 37 ans à sa naissance, journalier et d’Hortense Barraud âgée de 33 ans, journalière, domiciliés tous deux à La Villatte, commune de Saint-Silvain-Montaigut (Creuse). Il se maria à Pontarion (Creuse) où résidait alors la famille, le 11 mars 1944, avec Lucienne, Yvonne Bonnet, née à Vidaillat (Creuse) le 26 février 1926. Le couple semble s’être installé dans un hameau proche, au Grand Blessac, sur la commune de Sardent. André Fourgeaud s’engagea dans la Résistance le 2 juin 1944 rejoignant un maquis de l’AS du secteur de Bourganeuf (peut-être la compagnie Chaumeil du Bataillon Chateignier qui combattit le 7 juin 1944 pour la première libération de Guéret). Son dossier AVCC précise en effet qu’il y participa.
Le 9 juin 1944, une opération allemande massive fut organisée pour reprendre Guéret, avec l’assaut en provenance de Montluçon de troupes de la Wehrmacht appuyée par l’aviation. Au sud des éléments blindés et motorisés de la division Das Reich furent chargées de contrôler les routes et d’empêcher le repli des résistants. Au vu de la disproportion des forces, les chefs de la Résistance ordonnèrent le repli et la dispersion de leurs forces. Un retard des forces de la division Das Reich, permit à la majorité des groupes de résistants d’échapper à la prise en tenaille. Mais en tout début d’après-midi, vers 14 h 30, sur la route de Guéret, au lieu-dit Combeauvert (à la limite des communes de Thauron et de Janaillat, Creuse), l’unité SS de la division Das Reich qui remontait vers le nord pour boucler l’encerclement de Guéret, se trouva face à plusieurs camions de résistants. Le premier, dans lequel se trouvait vraisemblablement André Fourgeaud, transportait une partie des militaires allemands faits prisonniers le 7 juin à Guéret. Selon son dossier AVCC (op. cit.) André Fourgeaud sur ordre des chefs de l’AS avait été chargé avec quelques camarades, d’assurer le transport des Allemands faits prisonniers, sans doute vers le secteur de Bellesauves, commune de Janaillat où se trouvait le PC des FFI. L’attestation signée d’Henri Duméniaud, membre des MUR précise : « Fourgeaud André après avoir pris part à l’attaque de Guéret le 7 juin 1944, reçut la mission de convoyer en compagnie de quelques camarades les prisonniers faits pendant l’attaque. En cours de route, le convoi fut surpris par une colonne allemande à Combeauvert le 9 juin 1944. Fourgeaud fut fusillé avec ses camarades ».
Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué DIR (interné – résistant) en 1962. Son nom figure sur les monuments aux morts de Pontarion, de Saint-Silvain-Montaigut ainsi que sur le monument dressé à Combeauvert en 1947 à l’initiative du maire de Janaillat, Prosper Coucaud. Enfin il figure également sur le mémorial de la résistance creusoise à Guéret.
Le 4 août 1944 naquit à Sardent son fils qui fut prénommé André, Jean, Roger.
Sources

SOURCES : SHD AVCC Caen dossiers 21 P 186525 et 21 P 607957 — René Castille Préparation et réalisation de la première libération de Guéret in La Creuse pendant la seconde guerre mondiale Ed. Le Puy Fraud 2012 — Marc Parrotin Le temps du Maquis, Histoire de la Résistance en Creuse Ed. Verso 1984 et Mémorial de la Résistance creusoise Ed. Verso 2000 — Mémoire des Hommes — Mémorial genweb.

Michel Thébault

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