Né le 1er mai 1899 à Saulieu (Côte-d’Or), massacré le 8 septembre 1944 à Agey (Côte-d’Or) ; cheminot ; victime civile.

Jean Vizuzaine était le fils de Pierre, âgé de 57 ans, journalier et de Marie Pacaud, journalière, domiciliés au hameau de Villeneuve, à Saulieu (Côte-d’Or). Il avait une sœur et un frère et était célibataire. Il était domicilié dans le quartier de la Charme, à Velars-sur-Ouche (Côte-d’Or) depuis environ 1931 et était entré le 8 avril 1924 comme cantonnier à la compagnie de chemin de fer PLM. Il accéda ensuite au grade de cantonnier principal.
Le 8 septembre 1944, il travaillait à la ferme de Beaumotte, au lieu-dit "Les Herbues", à Agey (Côte-d’Or). Un groupe de soldats allemands se présenta et voulait réquisitionner un attelage de chevaux occupé à labourer un champ. Le propriétaire s’opposa et le ton monta. Les soldats allemands qui étaient restés au bord de la route pensant que des coups étaient échangés ouvrirent le feu sur le groupe de civils qui s’étaient rassemblés tuant net Jean Vizuzaine qui était parmi eux. Il était 18 heures.
L’acte de décès fut dressé le lendemain sur la déclaration de Gabriel Jules Laligant, âgé de 48 ans, cultivateur, domicilié à la ferme de Beaumotte.
Il obtint la mention « Mort pour la France » par ordonnance du ministère des Anciens combattants et victimes civiles de la guerre en date du 2 novembre 1945.
Son nom figure sur le monument aux morts, à Velars-sur-Ouche (Côte-d’Or).
Sources

SOURCES : Hervé Barthélémy et Clément Gosselin dans Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF, Paris 2017.— Recensements de population années 1896 à 1936.— État civil (actes de naissance et décès).

Jean-Louis Ponnavoy

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