Né le 8 décembre 1909 à Lorient (Morbihan), mort le 22 octobre 1944 à Limerzel (Morbihan) ; instituteur ; résistant FTPF puis FFI.

Sur le monument aux morts des Forges
Sur le monument aux morts des Forges
Sur le monument aux morts de Lanester
Sur le monument aux morts de Lanester
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
Jean Tonnerre était le fils de Charles Marie Tonnerre, sergent au 62e Régiment d’infanterie, et de Marie Anne Louise Marhadour, institutrice. Il fut adopté par la Nation par jugement du tribunal de Lorient en date du 14 janvier 1921. Il épousa Andrée Hélène Francine Le Moal le 29 octobre 1934 à Lanester (Morbihan) où le couple était domicilié.

Il s’engagea dans les Francs-tireurs et partisans français (FTPF) et commanda la section du secteur des Forges, Naizin et Rohan (Morbihan). Le capitaine Tonnerre rejoignit par la suite avec son chauffeur Gustave Kieffer le 8e Bataillon des Forces françaises de l’intérieur (FFI) du Morbihan, commandé par Eugène Caro [pseudonyme dans la Résistance : commandant Eugène]. Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1944, il récupéra avec le sergent-chef parachutiste SAS (Special Air Service) de la France Libre Jean-Baptiste Bouard, des armes parachutées à Sulniac en Moréac (Morbihan).
En octobre 1944, alors qu’il se trouvait sur le front de la Vilaine, le capitaine Jean Tonnerre reçut par téléphone l’ordre de se rendre à Rochefort-en Terre (Morbihan). Au cours du trajet dans la nuit du 21 au 22 octobre 1944, sa voiture conduite par Gustave Kieffer tomba dans un guet-apens à Saint-Clair en Limerzel (Morbihan). Leur véhicule, criblé de rafales de mitraillettes, est allé au fossé et fut retrouvé incendié et leurs corps calcinés.
On a cru longtemps à un règlement de compte organisé par des FTPF qui auraient considéré leur passage des FTPF aux FFI comme une trahison. Selon Roger Leroux, « il s’agit en fait d’un crime politique » dont les auteurs appartenaient également au 8e Bataillon FFI et « ont voulu supprimer des hommes de gauche qui, mal à l’aise dans un milieu conservateur, méditaient peut-être de retourner auprès de leurs premiers compagnons d’armes ».

Jean Tonnerre a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI.

Dans le Morbihan, le nom de Jean Tonnerre figure sur les monuments aux morts des Forges et de Lanester, commune où une rue porte son nom.
En Loire-Atlantique, il est inscrit comme élève-instituteur, promotion 1926-1929, sur la plaque commémorative de l’École Normale de Savenay, plaque aujourd’hui apposée sur le mur extérieur du Lycée Prévert, rue Jules Malègue à Savenay.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21 P 164 901. — SHD, Vincennes, GR 16 P 573527. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978. — René Le Guénic, Morbihan, Mémorial de la Résistance, Imprimerie Basse Bretagne, Quéven, 2013. — Mémorial GenWeb — État civil, Lorient, (acte de naissance) ; Limerzel (acte de décès).

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

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