Né le 11 janvier 1901 à Paris (XVIIIe arr.), mort en action le 13 août 1944 à Noidans-le-Ferroux (Haute-Saône) ; cheminot ; résistant des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).

Robert Decaudin était le fils de Pierre Joseph, menuisier et de Anna Berthe Nick, sans profession. Il se maria le 19 août 1922 à Pérouse (Italie) avec Germania Thomas dont il eut quatre enfants. Il était domicilié à Montigny-lès-Vesoul (Haute-Saône).
Il était entré au chemins de fer et sous l’occupation il était visiteur au service du matériel en gare de Montigny. Lors des combats de la Libération, il rejoignit un groupe FFI dans un maquis de Haute-Saône. Le 13 août 1944, alors qu’il participait au sabotage de la voie ferrée Vesoul-Gray, près de Raze au lieu-dit la Ferme de Vallerois, à Noidans-le-Ferroux, un accrochage intervint entre un camion allemand qui transportait une quarantaine de soldats et un groupe de cinq FFI du maquis C 134. Entendant les coups de feu Robert Decaudin et quelques hommes de son groupe se portèrent au secours des maquisards attaqués. En tentant de libérer un camarade blessé, des mains de l’ennemi, il tomba mortellement touché par une rafale d’arme automatique qui lui trancha la gorge. Il mourut dans les bras de son fils Gilbert, résistant également et qui ne fut que légèrement blessé par une balle qui lui effleura la joue.
Il obtint la mention « Mort pour la France » le 3 décembre 1945.
Son nom figure sur le monument aux morts, à Montigny-lès-Vesoul, sur la plaque commémorative de la SNCF et sur le monument de la Résistance, à Vesoul (Haute-Saône). Il est également inscrit sur la plaque commémorative de l’entretien SNCF de Belfort qui a été réunie à celle du dépôt, à Belfort.
Sources

SOURCES : Cheminots victimes de la répression 1940-1945 sous la direction de Thomas Fontaine éd. Perrin/SNCF, Paris 2017.— Mémorial Genweb.— État civil (naissance).

Jean-Louis Ponnavoy

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