Né le 12 septembre 1901 à Capdenac (Aveyron), exécuté sommairement le 19 juin 1944 à Capdenac (Aveyron) ; cheminot ; résistant de l’armée secrète (AS) dans l’Aveyron, des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) et des Forces françaises combattantes (FFC).

Maurice Lagarrigue était le fils de Emmanuel Prosper, monteur et de Marie Louise Jeanne Flaujac, sans profession. Il se maria le 25 juillet 1925 à Capdenac Gare avec Berthe Paule Marguerite Delclaux. Il avait un fils Jacques.
Maurice Lagarrigue entra à la compagnie PO (Paris-Orléans) le 28 juin 1924. En 1944, il était surveillant principal du service électrique au service Voie et Bâtiments.
Il entra dans la Résistance à l’armée secrète (AS) en février 1944. Après la rafle du 11 juin 1944 à Figeac, il quitta son domicile de Capdenac pour se réfugier provisoirement chez son beau-père, à Faycelles (Lot) avec sa femme et son fils. Le 19 juin, il regagna momentanément son domicilie qu’il trouva occupé par deux supplétifs d’origine soviétique auxquels il proposa de déserter et de rejoindre le maquis. Leur ayant donné rendez-vous pour le soir même, ceux-ci revinrent mais ils étaient accompagnés de soldats allemands. Maurice Lagarrigue tenta de prendre la fuite mais il fut pris en chasse et abattu à 300 mètres de chez lui.
Il fut homologué comme membre des Forces françaises combattantes (FFC), des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) et obtint le titre de "Déporté et interné résistant" (DIR) en mars 1955.
Son nom figure sur le monument aux morts et la plaque commémorative de la SNCF, à Capdenac-Gare et sur le monument des résistants, à Sainte-Radegonde (Aveyron).
Sources

SOURCES : Hervé Barthélémy et Stéphane Robine dans Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial, sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF, Paris, 2017.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de naissance).

Jean-Louis Ponnavoy

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