Né le 12 avril 1903 à Talmont-Saint-Hilaire (Vendée), exécuté sommairement le 3 septembre 1944 à Le Bernard (Vendée) ; mécanicien ; résistant FFI groupement S2 de Vendée (Libération-Nord).

Stèle commémorative
Stèle commémorative
Crédit : Bernard Guitton
Jean Barbot était le fils de Jacques Barbot âgé de 45 ans (né en 1858 à Mouzeuil-Saint-Martin, Vendée), instituteur public, et de Mélanie Favreau âgée de 35 ans (née en 1868 au Langon, Vendée), institutrice publique. Jean était le quatrième de leurs cinq enfants après Tony, né en 1897, Léa née en 1899, Abel en 1901. Le couple fut muté peu après sa naissance à Longeville (Vendée) où naquit encore Paul en 1909. La famille résida ensuite à Longeville jusqu’à la seconde guerre mondiale. Jean Barbot se maria à Longeville le 11 août 1928 avec Clotilde, Émilienne Moricet, institutrice. Au recensement d’Angles de 1936, le couple résidait au bourg où Jean Barbot était patron mécanicien et son épouse institutrice à l’école publique. Ils avaient deux enfants, Jacques né à Angles en 1931 et Jean né en 1933. En 1944, sa situation restait inchangée.
La résistance vendéenne connut à partir de la mi-août 1944 une rapide croissance de ses effectifs, et Jean Barbot s’engagea dans les FFI, au sein de la section d’Angles, appartenant au groupement S2 des Sables-d’Olonne du 1er bataillon de Marche de la Vendée (Libération-Nord). Fin août 1944, une partie des forces allemandes de la côte atlantique se regroupa dans des poches de résistance autour de La Rochelle et de Saint-Nazaire. Jusque dans les premiers jours de septembre, des unités allemandes de la côte vendéenne et de l’île de Noirmoutier se dirigèrent vers la poche de La Rochelle en cours de constitution. Le 3 septembre 1944, Jean Barbot parti à bicyclette avec un camarade FFI René Maindron pour observer et suivre le mouvement d’une unité allemande, fut repéré par des soldats allemands au lieu-dit le Pont-Rouge, commune du Bernard. Après avoir été fouillé, il fut avec son camarade exécuté sommairement, fusillé sur place.
Il obtint la mention mort pour la France en septembre 1945 et fut homologué FFI en décembre 1957. Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Angles et sur la stèle commémorative dressée sur la commune du Bernard sur le lieu de leur exécution.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Vendée (état civil, recensements 1906 et 1911) — Archives collectives des Forces françaises de l’intérieur (site Mémoire des Hommes) Libé-Nord 1er bataillon de Marche de la Vendée GR 19 P 85/6 — Journal Ouest-France, 7 septembre 2018 Une cérémonie pour les fusillés du Pont-Rouge — Mémoire des hommes — mémorial genweb.

Michel Thébault

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