Né le 28 septembre 1907 à Argentan (Orne), exécuté sommairement le 10 aout 1944 à Tanville (Orne), typographe, résistant.

Fils d’Eugène Giroux et de Gabrielle Gervais, Albert Giroux avait le certificat d’études primaires.
Giroux était typographe. En 1928, il devint rédacteur et gérant du journal Les Trois Cantons à Argentan.
Fait prisonnier en 1940, Giroux, malade, père de famille nombreuse, fut libéré en avril 1941 et revint à Argentan. Il entra alors en résistance, au sein du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, et en janvier 1943 des FTPF. Il fabriqua des faux papiers, diffusa la presse clandestine, fit du renseignement, transporta des armes et participa à des sabotages et des actions de guérilla. En mars 1943, Giroux prit le maquis (maquis de Tanville). Il écrivit aussi des articles dans l’Orne combattante.
Dans la nuit du 9 au 10 août 1944, Giroux a été fait prisonnier. Il a été exécuté à Tanville (sa dépouille a été retrouvée sur le territoire de la commune). Il a été déclaré mort pour la France et il fut décoré à titre posthume de la croix de guerre (1945) et de la médaille de la résistance (1946). Il a été fait chevalier de la Légion d’honneur en 1955. Une stèle a été érigée en sa mémoire à Tanville en 1971. Une rue d’Argentan porte son nom.
Albert Giroux avait épousé Marie-Thérèse Ozou. Le couple a eu trois enfants, Maurice, André et Nicole.
Sources

SOURCE : SHD GR 16 P 258864 ; - Paul Chauvet. La Résistance chez les fils de Gutenberg dans la Deuxième Guerre mondiale. Paris : à compte d’auteur, 1979, p. 349 ; - « La commune s’est souvenue d’Albert Giroux, résistant », Ouest France, 20 septembre 2006 ; - « Recueillement en mémoire du lieutenant Giroux », Ouest France, 18 septembre 2007.

Marie-Cécile Bouju

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