Né le 12 avril 1929 à Saint-Georges-Pouge (Creuse), tué au combat le 23 juillet 1944 au Châtelard à Ebreuil (Allier) ; résistant au sein des Francs-tireurs et partisans (FTP).

André Belgrand était le fils d’Émile, Auguste Belgrand et de Marie, Angèle Lavaud. Son père, né le 7 juin 1896 à Ligny-en-Barrois (Meuse) résidait en 1915 avec ses parents 60, rue Quincampoix à Paris, 4ème arrondissement où il exerçait la profession de journalier. Appelé pour l’armée en avril 1915, il ne put rejoindre son régiment car il était alors détenu à la prison de Fresnes. A sa libération de prison il fut incorporé au 1er Bataillon de marche d’Infanterie légère d’Afrique (Bat d’Af.) et participa à la première guerre mondiale. Il fut démobilisé le 12 septembre 1919 et revint alors s’installer à Paris où il exerça la profession de basculeur aux Halles. Il épousa le 15 avril 1922 à la mairie du 4ème arrondissement Marie, Angèle Lavaud, âgée de 19 ans, lunetière, résidant à Paris, rue Saint-Merri et née le 14 octobre 1903 à Saint-Georges-La-Pouge (Creuse), fille naturelle de Marie Lavaud, cultivatrice au lieu-dit Bournazeaud. André Belgrand naquit donc à Saint-Georges-La-Pouge, peut-être chez sa grand-mère où la famille semble avoir résidé quelque temps à la fin des années 20. Son père fut à nouveau en prison en 1931 – 1932 à Paris, puis vécut à Paris à la fin des années 30. André Belgrand sans doute retiré à la garde familiale était en 1944 pupille de l’assistance publique placé à Nades (Allier) chez la famille Ferrandon.
Il tenta à deux reprises d’être recruté par les FTP du camp Jean-Chauvet qui refusèrent du fait de son jeune âge (15 ans). Il finit quand même par les rejoindre à la troisième tentative. On lui avait donné comme armement un fusil de chasse et son rôle essentiel était de faire les liaisons avec un vélo entre les différents lieux. Les responsables du maquis ne souhaitaient pas le garder au maquis en raison de sa jeunesse. Le jour de l’attaque, il avait pris la fuite en direction de la Cèpe. Il fut fauché par une balle en plein front le 23 juillet 1944 lors de l’attaque du maquis par le groupe de combat allemand Burkart. Il ne fut pas identifié immédiatement mais ses vêtements permirent de l’identifier comme FTP.
Son nom figure sur le monument aux Morts de Nades. Il sera inhumé dans le cimetière de cette commune.
Il a été déclaré « Mort pour la France ». Il n’a pas de dossier au Service Historique de la Défense.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Creuse, Meuse, Seine (état civil, registre matricule). — Le Couérail, n°spécial, mars 2003.— Mémorial Genweb.— État civil Ebreuil.

Henri-Ferréol Billy, Michel Thébault

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