Né le 28 septembre 1908 à Treignat (Allier), blessé mortellement au cours d’une action résistance le 18 août 1944 puis mort le 19 août 1944 à l’hôpital de Montluçon (Allier) ; ajusteur ; résistant au sein des Francs-tireurs et partisans (FTP).

Fils de Jean Baptiste, journalier, tué à l’ennemi le 13 janvier 1915 à Crouy (Aisne), et de Marie Morel, Louis Marembert fut adopté par la Nation par jugement du tribunal civil de Montluçon du 10 janvier 1919. Il épousa Geneviève Mayet et il habitait Montluçon.
Il est ajusteur à l’usine Saint-Jacques de Montluçon où il est bien connu de tous pour son action à l’intérieur du comité d’entreprise : il s’occupe en particulier des colonies de vacances. Il habite la cité Saint-Jacques, rue Pierre Leroux, avec sa femme et ses quatre enfants.
Depuis février 1944, il fait partie des secours d’urgence de la Croix-Rouge en tant que brancardier. A ce titre, il peut porter le brassard de la Croix-Rouge et, depuis juillet 1944, il a même un laissez-passer qui lui permet de circuler la nuit dans Montluçon. Il a donc certaines facilités pour préparer la libération de Montluçon avec les autres résistants de la ville. Les Milices patriotiques sont très actives et essaient d’initier le plus de personnes possibles au maniement des armes. Le 14 août 1944, a lieu le massacre de la Carrière des Grises. Jean Mathé, un des chefs de la Résistance à Montluçon, fait partie des victimes. Les résistants veulent venger sa mort et hâter la libération de la ville.
Le 18 août 1944 après-midi, Louis Marembert part de son domicile pour rejoindre ses camarades de combat. L’assistante sociale de l’usine Saint-Jacques voit, depuis son bureau qui donne sur le Cher, une camionnette stopper brusquement. Elle porte sur l’avant un drapeau tricolore ! La camionnette recule car sur le pont Saint-Pierre stationne un camion allemand, suivi de près par un autre camion. Une fusillade s’ensuit.
Louis Marembert est blessé. Il est secouru à l’intérieur de l’usine. Il est transporté dans une maison particulière rue de la Glacerie. Il est gravement touché : il faut l’opérer. La situation est compliquée du fait de la présence des Allemands. Les ouvriers sont consignés à l’intérieur de l’usine, mais pas les femmes. L’assistante sociale peut donc partir en bicyclette chercher du secours. Elle trouve une ambulance qui transporte le blessé à l’hôpital. Elle prévient ensuite Mme Marembert qui accourt au chevet de son mari. Louis Marembert est opéré, mais il meurt au cours de la nuit.
Un jour plus tard, le 20 août, commence la bataille de Montluçon.
Il a été homologué FFI, « Mort pour la France ».
Son nom figure sur la plaque située au pied du Vieux Château, avec celle d’autres résistants morts pour libérer Montluçon.
Sources

SOURCES : SHD Vincennes : GR 16 P 393232. Dossier Louis Marembert (nc). — AVCC Caen : AC 21 P 82388, dossier Louis Marembert (nc). — Suzel Crouzet, LOUIS MAREMBERT MORT POUR LA FRANCE EN PREPARANT LA LIBERATION DE MONTLUÇON, 2012, 4 p.

Henri-Ferréol Billy, Suzel Crouzet

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