Né le 31 mars 1910 à Paris (XIIe arr.), exécuté sommairement le 20 août 1944 au fort de Romainville, commune des Lilas (Seine, Seine-Saint-Denis) ; garde-chasse ; résistant FFI de Seine-et-Marne.

Monument à Pontault-Combault (cliché Gérard Carayon).
Isidore Harris travaillait comme garde-chasse, chez le baron Petret à Bois-Saint-Martin commune de Noisy-le-Grand (Seine-et-Oise, Seine-Saint-Denis). Il était marié, père d’un enfant, domicilié 20 route de Paris à Pontault-Combault (Seine-et-Marne).
Pendant la guerre, il hébergea des réfractaires de Lyon et de Villiers-sur-Marne. Résistant à partir de juin 1943, il participa à des sabotages avec ses camarades du groupe de Pontaul-Combault (Seine-et-Marne).
Le 19 août 1944, alors qu’ils partaient pour enlever des motos allemandes en gare de Joinville-le-Pont (Seine, Val-de-Marne), ils furent arrêtés à un passage à niveau de Champigny-sur-Marne, par une patrouille allemande qui trouva des armes dans la voiture des résistants. Onze personnes dont une femme qui hébergeait des résistants furent emmenés en camion au Fort de Nogent-sur-Marne puis, le lendemain au Fort de Romainville. Alors que la garnison allemande quittait les lieux, ceux-ci furent réoccupés le jour même par des « Géorgiens » de l’armée Vlassov, troupes auxiliaires de la Wehmacht. Le dimanche 20 août, dans l’après-midi, avant de quitter le fort, les « Géorgiens » les mitraillèrent presque à bout portant, derrière le bâtiment central.
Le lendemain les résistants et des habitants des Lilas découvrirent les corps ; les photographies des suppliciés publiées dans la presse redevenue libre provoquèrent une forte émotion. Les équipes du Comité de libération du cinéma français (CLCF) filmèrent le 21 août, les images projetées dans les salles parisiennes quelques semaines plus tard marquèrent fortement les esprits.
Reconnu « Mort pour la France » en 1946, Isidore Harris a été homologué à titre posthume Interné Résistant IR et sergent FFI de Pontault-Combault sous-groupe de Tournan, par décret du 28 octobre 1947 (JO du 14 novembre 1947), services validés du 1er au 19 août 1944.
Son nom est gravé à Pontault-Combault sur la plaque commémorative aux cinq résistants exécutés le 20 août 1944 à Romainville.Pierre Carayon, Norbert Deschaintres, Isidore Harris, Pierre Mongiat.
Il figure également sur le monument aux morts de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) et sur la plaque commémorative de la mairie des Lilas ainsi que sur la plaque de l’église de Montsauche-les-Settons (Nièvre).
Fort de Romainville (Les Lilas, Seine-Saint-Denis) 20 août 1944
Sources

SOURCES : AVCC Caen 21 P 54170 (n.c.) . — SHD Vincennes, GR 16 P 286212. — Thomas Fontaine, Les oubliés de Romainville, Un camp allemand en France (1940-1944) ,p. 131-132, Tallandier, 2005 . — MémorialGenweb (photo). — Mémoire des Hommes.

Annie Pennetier

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