Née le 23 avril 1891 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), massacrée le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane ; sans profession ; victime civile.

Menuiserie Martial Doutre, Oradour-sur-Glane
Menuiserie Martial Doutre, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Menuiserie Martial Doutre, Oradour-sur-Glane
Menuiserie Martial Doutre, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Catherine – dite Marguerite Lavérine était la fille de Jean Alexandre (né le 23 octobre 1856 et décédé le 11 octobre 1925, à Oradour-sur-Glane), cordonnier, et de son épouse Cheyrou née Catherine* (née le 14 octobre 1862, à Saint-Victurnien), sans profession. Ses parents s’étaient mariés le 3 février 1883 à Oradour-sur-Glane.
Le 28 avril 1917 à Oradour-sur-Glane, elle épousa Doutre Martial* (né le 31 mai 1893, à Chaillac-sur-Vienne), menuisier. De cette union naquirent trois enfants, Marie Marthe Aline (née le 2 septembre 1918, à Oradour-sur-Glane) épouse de René Rambert et parents de Josiane*, Charles Simon* (le 18 juin 1926, à Oradour-sur-Glane), et Paul Alexandre Jacques Hubert (né le 17 octobre 1923, à Oradour-sur-Glane) [survivant, ayant pu s’enfuir].
Elle était la cousine de Marie Laverine* veuve de Pierre Avril, parents de Marguerite épouse d’Henri Isidore Laurence*, parents de Bernard* et Geneviève*.
Elle était domiciliée avec sa famille et sa mère au Bourg d’Oradour-sur-Glane, où son époux tenait une menuiserie.
« J’ai vu de ma fenêtre, abrité derrière mes persiennes, mes parents se diriger vers le Champ de Foire. Je me suis alors réfugié dans l’atelier, situé derrière ma maison. Celle-ci ayant été atteinte par l’incendie, j’ai tenté de sortir de ma cachette pour essayer de sauver quelques objets et papiers auxquels je tenais. Des soldats allemands s’aperçurent et m’ obligèrent, sous la menace de leurs armes, à regagner ma retraite. Ils montèrent alors la garde devant la porte, pour m’empêcher de fuir. Voyant que les flammes menaçaient la pièce dans laquelle je me trouvais, je réussis à tromper la surveillance dont j’étais l’objet, et m’échapper dans le jardin, où je me dissimulais dans un carré de légumes. Soudain, la toiture s’étant effondrée, les Allemands m’ont cru mort et sont partis. En quittant leur faction, ils passèrent près de moi, et j’entendais l’un d’eux dire : ’’Kapout !’’. »
Elle fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich et brûlée dans l’église avec sa mère, sa petite-fille et une partie de sa famille et l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane. Son époux et son fils Charles, et une partie de sa famille furent mitraillés puis brûlés dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés.Catherine Laverine obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane.
Après la tragédie, son fils Paul quittera la région pour prendre le maquis. Après-guerre, il reviendra à Oradour-sur-Glane où il reprendra la menuiserie familiale. Le 20 avril 1946 à Limoges, il épousera le 20 avril 1946 à Limoges, Angèle Leboutet. Il témoignera au procès de Bordeaux en 1953. Il décède le 10 octobre 2013.
Sa fille divorcera le 3 juillet 1946, et épousera en secondes noces le 24 février 1951 à Limoges, Marcel Joseph Perney.
Voir Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — MémorialGenWeb. — Louys Riclafe et Henri Demay, Paroles de miraculés, témoignage de Paul Doutre, éditions L’Harmattan (p93-94). — Archives État civil de la Haute-Vienne, actes de naissances, mariages, décès, recensements.

Dominique Tantin, Isabel Val Viga

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