Né le 16 juillet 1926 à Rive-de-Gier (Loire), mort au combat le 20 juillet 1944 à Saint-Paulien (Haute-Loire) ; résistant des Francs-Tireurs et Partisans (FTP) du camp Wodli en Haute-Loire.

Joseph Joly est le fils de Antoine Daniel Joly, verrier, né le 3 juin 1895, à Sainte-Lucie-de-Carthagène (Espagne) et de Marie Tanzilli, son épouse, née le 25 juin 1902 à Lézézoux (Haute-Loire), tous deux domiciliés 8, rue de Combelibert à Rive-de-Gier. Il était célibataire et habitait lui-même Rive-de-Gier.
Début avril 1944, Joseph Joly, accompagné de Bernard Capuano et Georges Bajard, gagnait la Haute-Loire. Après un long périple - en train de Saint-Étienne (Loire) à Retournac (Haute-Loire) puis à pied jusqu’à Yssingeaux (Haute-Loire) - ils furent accueillis au lieu-dit Raffy près de Queyrières (Haute-Loire) par Camille Pradet, responsable aux effectifs du camp Wodli. Ils y retrouvèrent des camarades ripagériens : Joseph Germani, Jean et Dominique Martinez, Pierre Espinozza et Noël Patriarca, chef de la brigade Spéciale du Wodli.
Le 17 juillet 1944 à Chabreloche (Puy-de-Dôme), Joseph Joly était aux côtés de Noël Patriarca, quand ce dernier fut abattu par un feu de barrage des GMR. Quelques jours plus tard, il trouvait la mort dans les combats contre les troupes allemandes à Saint-Paulien. Selon le témoignage de Dominique Martinez alias Tom, les Allemands massacrèrent ceux parmi les résistants qui étaient blessés. Ce fut le cas de Joseph Joly qu’il parvint difficilement à identifier tant sa mâchoire avait été déformée par les coups.
Joseph Joly a été reconnu Mort Pour la France et a été homologué FFI. Son nom figure sur la stèle du lieu-dit Champagne à Saint-Paulien et sur le Monuments aux Morts de Rive-de-Gier.
Bulletin historique de la Société académique du Puy-en-Velay et de la Haute-Loire
Sources

Sources : AVCC : AC 21 P 59299, dossier Joseph Joly (nc). — SHD Vincennes : GR 16 P 310789, dossier Joseph Joly (nc) .— Roger Maurin, "Les combats du 20 juillet 1944 à Saint-Paulien" in Bulletin historique de la Société académique du Puy-en-Velay et de la Haute-Loire, pages 137-147, tome LXXXI, année 2005. – Bernard Capuano, "Itinéraire d’un enfant de Rive-de-Gier "dans La Résistance, Bulletin spécial de l’Amicale des Anciens Résistants et Amis de Rive-de-Gier, année 2013 .— Fernand Boyer, Témoins de pierre du sang versé. Les monuments de la résistance en Haute-Loire, Le Puy, éditions de la Société académique, 1983. —
Roger Maurin, La Résistance au Puy et en Haute-Loire : Un regard critique sur « le boulevard Carnot occupé ». — Site Mémoire des Hommes. —MémorialGenweb .— État-civil de Rive-de-Gier.

Michelle DESTOUR

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