Né le 20 septembre 1920 à Hirson (Aisne), guillotiné le 24 juillet 1944 à Brandebourg (Allemagne) ; chauffeur routier ; résistant.

Fils de Zéphir Bertin, manouvrier, et de Jeanne Rose Alips, ménagère, Louis Bertin était chauffeur de poids lourds à Hirson (Aisne). Il accepta d’aller travailler en Allemagne mais refusa de signer un contrat d’embauche. Employé de la Deutche Reichsbahn à Osnäbruck en Wesphalie, où était installé un camp de prisonniers de guerre. iI profita de son emploi à la gare de marchandises et de la proximité des frontières néerlandaise et belge pour faire évader plusieurs prisonniers vers la Belgique et la France. Son activité clandestine ayant été découverte, il fut arrêté avec quatre travailleurs français dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 1943 au camp de cheminots de Saudbachtram à Osnäbruck. Le tribunal du peuple de Berlin, le Volksgerichtshof siégeant le 15 juin 1944, le condamna à mort pour « aide en faveur de l’ennemi ». Son complice le cheminot Raymond Vinclair subit la même peine, tandis que leurs trois camarades furent condamnés à la prison.
Transféré à la prison de Brandebürg-Görden, Louis Bertin y fut guillotiné le 24 juillet 1944 à 15h20 puis incinéré au cimetière français de Berlin.
Les mentions « Mort pour la France » et « Mort en Déportation » lui ont été attribuées.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Hirson.
Sources

SOURCES : AVCC Caen, dossier Raymond Vinclair : 21 P 548142. — MémorialGenWeb. — État civil.

Annie Pennetier

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