Né le 21 mai 1923 à Les Mureaux (Seine-et-Oise), mort au cours d’un combat le 29 août 1944 à Herblay (Val-d’Oise) ; apprenti cheminot ; résistant, membre de Libé-Nord.

Réfractaire au STO venant des Mureaux, Jean Vauzelle arriva en mai 1943 dans la région d’Avranches (Manche), où habitait son père, ancien chef de gare à Pontaubault (Manche). Il fut chargé par le mouvement Libération-Nord, d’une mission générale de recrutement et de renseignement. Il fit la connaissance de Désire Lerouxel et de Marcel Lucas, animateurs du groupe d’Avranches. Sous le pseudonyme de "Jean II", Jean Vauzelle participa avec eux à la distribution de tracts et du journal Libération.

Il prit contact avec Émile Cuny et son fils Jacques, anciens membres du Front national, décimé par les arrestations du mois de mai 1943. Il leur proposa de regrouper les résistants de Villedieu, Avranches et Sainte-Pience (Manche) au sein de Libération-Nord. A l’automne 1943, à Cérences, il dirigea vers le maquis de Sainte-Pience, deux réfractaires au STO, Jean Cessou et André Le Gall.

Jean Vauzelle communiqua avec Paris à l’aide d’un petit poste émetteur. Il demanda ainsi au instances nationales, un parachutage pour le mois de mai 1944, pour les hommes du maquis. Le 4 avril 1944, la trahison d’un agent provoqua des arrestations dans la région de Villedieu. Jean Vauzelle fut alerté et les armes cachées au château de Sainte-Pience furent déménagées.

Le 6 avril, une série d’arrestations frappa le groupe, dont Émile Cuny. Prévenu par sa fiancée, Jean Vauzelle se réfugiea à Saint-Pois. Mais il ne put échapper à l’arrestation, une lettre lui étant adressée ayant été découverte chez une résistante, madame Chenu, membre du groupe.

Il fut arrêté le 8 avril 1944 avec Mlle Hamel qui l’hébergeait. Interné à Saint-Lô, il s’échappa dans la nuit du 6 au 7 juin suite au bombardement de la prison.

Le 14 juillet, Jean Vauzelle se porta volontaire pour passer les lignes allemandes dans le cadre de la mission Helmsman. Il partit en compagnie de son ami Willy Rockers, le 15 juillet. C’est le début d’une épopée rocambolesque. Le jour de leur départ, ils furent arrêtés près de Villedieu (Manche) et menacés d’être fusillés. Les deux résistants réussissent à s’enfuir profitant d’un moment d’inattention de l’officier allemand. Ils furent de nouveau arrêtés le lendemain à Saint-Samson-de-Bonfossé (Manche) mais s’évadèrent en ouvrant doucement une fenêtre de la pièce où ils furent enfermés. Ils furent à nouveau appréhendés à l’entrée de Saint-Lô (Manche), le 17 juillet. Prétendant chercher un docteur pour soigner les blessés, ils furent laissés à la garde d’un soldat qu’ils assommèrent. Dans le centre-ville, ils furentt de nouveau appréhendés mais profitèrent d’un bombardement pour s’enfuir. Réfugiés dans une maison, Jean Vauzelle et Willy Rocker ne rejoignirent l’avant-garde américaine que le 21 juillet.

Ils fournirent aux Américains de précieux renseignements sur l’importance des troupes ennemies au sud de Saint-Lô et sur le barrage de Vezins menacé de destruction. Jean Vauzelle devirent éclaireur pour les Alliés, qui réussirent à prendre le barrage intact.

Il fut tué le 29 août 1944 lors d’une patrouille à la Patte d’Oie d’Herblay.
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Il reçut le titre de Chevalier de la Légion d’honneur, la Croix de guerre avec palmes, médaille de la Résistance avec rosette, médaille de la Libération, médaille américaine de la Liberté

Son nom figure sur le monument commémoratif des Mureaux et le monument aux mort des Mureaux et du Val-Saint-Père (Manche).
Sources

SOURCES : DVD AERI La Résistance dans la Manche.— Genweb (consulté le 05-03-19)

Cédric Neveu

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