Né le 14 juin 1883 à Limoges (Haute-Vienne), massacré le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) ; courtier et régisseur ; victime civile.

Courtier Martial Picat, Oradour-sur-Glane
Courtier Martial Picat, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Courtier Martial Picat, Oradour-sur-Glane
Courtier Martial Picat, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Ferme de L'Auze, Oradour-sur-Glane
Ferme de L’Auze, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Ferme de L'Auze (bascule), Oradour-sur-Glane
Ferme de L’Auze (bascule), Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Ferme de L'Auze, Oradour-sur-Glane
Ferme de L’Auze, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Ferme de L'Auze, Oradour-sur-Glane
Ferme de L’Auze, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
plaque famille Picat - Vergnaud, cimetière Oradour-sur-Glane
plaque famille Picat - Vergnaud, cimetière Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
fosse commune Ferme de L'Auze, Oradour-sur-Glane
fosse commune Ferme de L’Auze, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Martial (prénom usuel Maurice) Picat était le fils de Martial (né le 8 septembre 1855 et décédé le 20 octobre 1892, à Limoges), brasseur à Limoges, et de son épouse Marie Charlotte née Courbarien (née le 18 mai 1861 et décédée le 12 février 1940, à Oradour-sur-Glane), domiciliés au Cours Gay Lussac à Limoges. Ses parents s’étaient mariés le 22 juin 1882 à Oradour-sur-Glane.
En janvier 1903, alors qu’il demeurait avec sa mère au 17, avenue de la Gare à Limoges, il exerçait la profession d’employé de bureau, il s’engagea dans l’armée pour 4 ans à la mairie d’Angoulême (Charente). Il servit au 107ème Régiment d’infanterie d’Angoulême puis au 80ème Régiment d’infanterie à Tulle (Corrèze). Libéré en janvier 1907, il vint s’installer à Oradour-sur-Glane.
Le 8 juin 1909 à Oradour-sur-Glane, il épousa Léonie Marthe Vergnaud* (née le 3 octobre 1891, à Oradour-sur-Glane), domiciliée à L’Auze, à Oradour-sur-Glane.
Il fut mobilisé en août 1914 mais réformé pour raisons de santé fin novembre 1914. Refusant cette situation, il s’engagea le 21 décembre 1914, affecté au 12ème escadron du Train, puis au 13ème Régiment d’Artillerie. Il fut à nouveau réformé pour les mêmes raisons qu’en 1914 le 22 novembre 1916.
Revenu à Oradour-sur-Glane, il exerça le métier de cultivateur. Puis devint courtier et régisseur.
« Maurice Picat*, la cinquantaine grisonnante et bedonnante, exerçait le métier de régisseur. Il s’occupait de la gestion de plusieurs propriétés agricoles de la région. Son travail consistait à gérer les exploitations qui lui étaient confiées. Il assurait la sélection des métayers, répartissait les récoltes entre les fermiers et les propriétaires, supervisait les achats et les ventes de bétail et le matériel, sans oublier de prendre un pourcentage. Lorsqu’un propriétaire possédait plusieurs fermes, le régisseur était son seul interlocuteur. »
Au recensement de 1936, il était domicilié au Bourg d’Oradour-sur-Glane, avec son épouse, sa mère qui était veuve, et sa servante Marie Catherine Vergnaud*, également exploitant de la ferme de l’Auze.
« La ferme de l’Auze, était un ensemble de bâtisses donnant sur une immense cour au milieu de laquelle trônait un puits. A côté, la bascules au toit conique de tuiles, servait à peser les animaux avant qu’ils ne soient vendus. A droite de l’entrée se trouvait la maison d’habitation à laquelle étaient adossés un four et un petit apprentis où l’on préparait la ’’baquée’’ des cochons. En face, les granges et les étables des bovins donnaient le corps de ferme. »
La ferme de l’Auze était exploitée en 1944 par la famille de Constant Girard* époux de Marie Leid*, parents de Charles* époux de Clotilde Marie Koppe* (parents d’Yvette* et Ginette*) ; et par la famille d’Auguste Ernest Pister* époux de Marie Victorine Sar*, parents d’Arsène Édouard Joseph époux de Marie Victorine Claude* (parents de Lucette*) et parents de Marie Louise* épouse de Jules Alphonse Haas* (parents Huguette*, René*, Jules Paul Arsène*), ainsi que sa belle-sœur Mélanie Hennequin*, réfugiés Lorrains.
Le 10 juin 1944, la ferme de l’Auze, fut l’un des lieux choisit par les Allemands pour cacher dans le puits, faisant office de fosse commune, le corps de leurs victimes, le nombre est aujourd’hui encore inconnu. Un corps y put cependant être identifié celui de Marie Leid*.
Il fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich, mitraillé puis brûlé dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés. Son épouse et sa servante furent brûlées dans l’église avec l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane.
Martial Picat obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane.
Voir Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — MémorialGenWeb. — Archives État civil de la Haute-Vienne, actes de naissances, mariages, décès, recensements, registre de matricule militaire. — André Desourteaux et Robert Hébras, Oradour-sur-Glane, Notre Village assassiné, éditons CMD, (p42 et p49).

Michel Thébault, Isabel Val Viga

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