Né le 30 mai 1921 à Limoges (Haute-Vienne), massacré le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane ; mécanicien ; victime civile.

Marcel Joyeux
Marcel Joyeux
crédit : MémorialGenWeb
Négociant en Bestiaux, Fernand Hyvernaud, Oradour-sur-Glane
Négociant en Bestiaux, Fernand Hyvernaud, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Négociant en Bestiaux, Fernand Hyvernaud, Oradour-sur-Glane
Négociant en Bestiaux, Fernand Hyvernaud, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Négociant en Bestiaux, Fernand Hyvernaud, Oradour-sur-Glane
Négociant en Bestiaux, Fernand Hyvernaud, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Négociant en Bestiaux, Fernand Hyvernaud, Oradour-sur-Glane
Négociant en Bestiaux, Fernand Hyvernaud, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
plaque famille Hyvernaud - Joyeux, cimetière Oradour-sur-Glane
plaque famille Hyvernaud - Joyeux, cimetière Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Marcel Joyeux était le fils d’André (né le 25 novembre 1901, à Limoges), et de son épouse Élise Catherine née Perier (née le 12 juin 1902, à Limoges). Ses parents s’étaient mariés le 18 octobre 1921 à Limoges.
Le 19 décembre 1942 à Oradour-sur-Glane, il épousa Henriette Hyvernaud* (née le 22 septembre 1921, à Chamborêt), fille de Fernand Hyvernaud* et de son épouse Marie - dite Germaine née Bois*, sœur aînée d’une fratrie de neuf enfants, Louis Marcel, René, Marcel Albert*, Raymonde Marcelle*, Yvonne*, Gabriel*, Roland*, André*.
De cette union naquit un garçon prénommé René* (né le 24 novembre 1943, à Limoges).
En 1944, le couple était domicilié à Soudanas, commune de Panazol, dans les environs de Limoges.
Le samedi 10 juin 1944, il était avec sa famille en visite chez ses beaux-parents au Bourg d’Oradour-sur-Glane.
Son beau-frère Louis Marcel était déporté au titre du STO. Son beau-frère René, échappa au massacre, absent, il travaillait à La Lande à Saint-Gence. La grand-mère maternelle de son épouse Françoise Devoyon veuve Bois, épouse Martial Ledot* échappa au massacre, habitant Le Repaire à Oradour-sur-Glane, hameau non raflé le 10 juin 1944, fille de Jean Devoyon et de son épouse Françoise née Chevalier*.
Il fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich, mitraillé puis brûlé avec son beau-père, son beau-frère Marcel Albert, et Martial Ledot dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés. Son épouse, son fils, sa belle-mère, ses beaux-frères et belles-sœurs, l’arrière grand-mère de son épouse furent brûlés dans l’église avec l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane, les corps de son épouse, de son fils et de sa belle-mère furent identifiés.
Henriette fut enfermée dans l’église avec l’ensemble des femmes et des enfants.
Elle périt dans des circonstances relatées par la seule rescapée de l’église, Madame Marguerite Rouffanche née Thurleaux : « Ayant » échappé à la tuerie et n’ayant reçu aucune blessure, je profitai d’un nuage de fumée pour me glisser derrière le maître-autel. Il existe dans cette partie de l’église trois fenêtres. Je me dirigeai vers la plus grande qui est celle du milieu et à l’aide d’un escabeau qui servait à allumer les cierges, je tentai de l’atteindre. Je ne sais alors comment j’ai fait, mais mes forces étaient décuplées ; je me suis hissée jusqu’à elle, comme j’ai pu. Le vitrail étant brisé, je me suis précipitée vers l’ouverture qui s’offrait à moi. J’ai fait un saut de plus de trois mètres. Ayant levé les yeux, je me suis aperçue que j’avais été suivie dans mon escalade par une femme qui, du haut de la fenêtre me tendait son bébé [René Joyeux*]. Elle se laissa choir près de moi. Les Allemands, alertés par les cris de l’enfant, nous mitraillèrent. Ma compagne et le poupon furent tués. Je fus moi-même blessée en gagnant un jardin voisin. Dissimulée parmi les rangs de petits pois, j’attendis dans l’angoisse qu’on vienne à mon secours. Je ne fus délivrée que le lendemain vers 17 heures ».

Marcel Joyeux obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane.
Son beau-frère René, sera témoin au procès de Bordeaux en 1953. Il décède le 23 novembre 1998.
La grand-mère de son épouse sera témoin au procès de Bordeaux en 1953.
Son beau-frère Marcel Louis, il sera un habitant du village provisoire avec sa grand-mère maternelle Léonarde Devoyon veuve de Jean Bois, et veuve en secondes noces de Martial Ledot*. Il épousera le 30 avril 1949 à Oradour-sur-Glane, Yvonne Gaudy (née le 10 février 1928, à Nieul), sœur de Pierre Gaudy*, témoin au procès de Bordeaux en 1953. Il décède le 16 mars 2012 à Oradour-sur-Glane.
Voir Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194, 54-55. — MémorialGenWeb. — Archives État civil de la Haute-Vienne, actes de naissances, mariages, décès, recensements.

Dominique Tantin, Isabel Val Viga

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