Née le 7 janvier 1920 à Haguenau (Bas-Rhin), massacrée le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) ; serveuse ; victime civile.

Café - Boucherie Gabriel Maire, Oradour-sur-Glane
Café - Boucherie Gabriel Maire, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Lieu de supplice Église, Oradour-sur-Glane
Lieu de supplice Église, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Lieu de supplice Église, Oradour-sur-Glane
Lieu de supplice Église, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Marie Rose Unterner était la fille de Pierre (né le 1er mars 1893, à Phalsbourg, Moselle), machiniste, et de son épouse Marie née Sitter (née le 17 novembre 1896, à Haguenau, Bas-Rhin). Ses parents s’étaient mariés le 20 novembre 1917 à Haguenau (Bas-Rhin).
Pierre Unterner était mécanicien aux Mines de Pechelbronn en fait à l’exploitation pétrolière de Pechelbronn, que l’on appelait encore dans l’entre-deux-guerres la mine française de pétrole (car exploitée au départ non par forages mais par un système de galeries souterraines).
Elle était la deuxième d’une fratrie de quatre enfants, Georgette (née le 17 août 1918), Elise Joséphine (née le 13 mars 1921), et Jean Pierre (né en 1930), nés à Haguenau.
La famille était domiciliée rue des Sables à Haguenau (Bas-Rhin).
Pour des raisons qui restent à préciser, Marie Rose Unterner était réfugiée en Limousin sans doute depuis 1940 ou 1941, puisqu’elle accoucha d’une fille naturelle Lucette Irène* (née le 3 août 1941, à Limoges).
En 1944, elle était domiciliée au Bourg d’Oradour-sur-Glane, où elle était servante pour Gabriel Maire* qui tenait un Café-Boucherie.
Elle fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich et brûlée avec sa fille dans l’église avec l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane.
Marie Unterner obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane.
Son père décède en 1960 et sa mère le 8 novembre 1970 à Haguenau. Sa sœur Georgette décède le 18 septembre 2014 à Strasbourg, sa sœur Élise le 3 mars 2003 à Haguenau.
Voir Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — MémorialGenWeb. — Archives État civil de la Haute-Vienne et du Bas-Rhin, actes de naissances, mariages, décès, recensements.

Michel Thébault, Isabel Val Viga

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