Né le 8 janvier 1907 aux [Les] Rousses (Jura), massacré le 22 août 1944 aux [Les] Rousses ; menuisier ; victime civile.

Robert Lacroix était le fils d’Arthur Stéphane, cultivateur et de Anna Louise Clémence Paget-Blanc, lunetière. Il se maria le 3 juin 1935 à Pontarlier (Doubs) avec Marie Louise Guinchard. Il était domicilié aux Rousses et exerçait le métier de menuisier.
Dès le début du mois d’août 1944, les maquis tentèrent de libérer le secteur et de couper la retraite aux unités d’occupation. Le 21 août, deux colonnes allemandes en provenance de Gex et de Morez se dirigèrent vers les Rousses pour y faire jonction. Dix-sept maisons furent incendiées. Quinze habitants des Rousses furent pris en otage et alignés contre un mur de soutènement au tournant des Bayards. Certains tentèrent de s’échapper. Quelques-uns réussirent.
Robert Lacroix lança la révolte et ayant terrassé un cosaque il s’enfuit vers le bois mais fut atteint d’une balle au-dessus du cœur en contre bas de la RN 5 et décéda vers 17h00 au lieu-dit "Les Bayards".
Il obtint la mention « Mort pour la France » portée sur l’acte de décès. Il est déclaré résistant par le mémorial Genweb mais il n’y a pas de dossier au SHD. Il fut décoré de la Croix de guerre 1939-1945 à titre posthume.
Son nom figure sur le monument commémoratif et sur le monument aux morts des martyrs de 1944, aux Rousses (Jura).
Sources

SOURCES : Bulletin municipal des Rousses, 21 et 22 août 1944 : les journées tragiques des Rousses.— Mémorial Genweb.— État civil (actes de naissance et décès).

Jean-Louis Ponnavoy

Version imprimable