Né le 13 décembre 1886 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), massacré le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane ; facteur des PTT retraité ; victime civile.

Épicerie Mercier Jeanne & René, Oradour-sur-Glane
Épicerie Mercier Jeanne & René, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Épicerie Mercier Jeanne & René, Oradour-sur-Glane
Épicerie Mercier Jeanne & René, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
plaque famille Mercier - Beaubreuil, cimetière Oradour-sur-Glane
plaque famille Mercier - Beaubreuil, cimetière Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Mathieu Mercier était le fils de Thomas (né le 28 août 1864, à Peyrilhac et décédé le 24 novembre 1933, à Oradour-sur-Glane), et de son épouse Jeanne née Auzannet* (née le 29 septembre 1867, à Peyrilhac), cultivateurs à Puy Gaillard, commune d’Oradour-sur-Glane. Ses parents s’étaient mariés le 11 février 1886 à Peyrilhac.
Il était l’aîné d’une fratrie de trois enfants, Jeanne (née le 19 juin 1891) épouse de Niçaise Bouchoule François (frère de Léopold Jean Bouchoule* époux de Gabrielle Suzanne Pidance* et parents d’Henri* et Roger*), Marie* (née le 1er août 1907), tous nés à Oradour-sur-Glane.
Après son service militaire (1907-1909), le 16 décembre 1911 à Saint-Victurnien (Haute-Vienne), il épousa Jeanne Beaubreuil* (née le 23 juin 1894, à Saint-Victurnien), couturière. De cette union naquit un garçon prénommé René Georges* (né le 16 avril 1916, à Saint-Victurnien).
Il fut mobilisé dans le 107e RI d’août 1914 à mai 1919. Il fut blessé le 28 avril 1916 à Verdun. Par la suite, le régiment fut transféré sur le front italien. Le 3 novembre 1918, Mathieu Mercier obtint une citation à l’ordre du régiment au motif suivant : « a pris part le 27 octobre 1918 au passage de vive force du Piave et à la conquête de positions fortement organisées ; s’y est fait remarquer par son courage », citation accompagnée de la Croix de Guerre étoile de bronze.
Au recensement de 1936, la famille était domiciliée au bourg d’Oradour-sur-Glane. Mathieu Mercier, après avoir été cultivateur, devint facteur aux PTT et sa femme tenait une épicerie. En 1944, Mathieu Mercier était retraité et René Mercier travaillait avec sa mère.
Il était le neveu de François Mercier* époux de Marguerite Deglane, parents de Denis* époux de Jeanne Senon* (parents d’Yvonne*), et d’Eugénie* épouse d’Armand Jean Junien Brandy (parents d’Yvonne Andrée* et Antoinette* et grands-parents d’Any Renaud*), frère de son père décédé.
« (…) lorsqu’un soldat entre dans le magasin, le regroupe avec les personnes présentes, l’épicière Jeanne Mercier*, son mari Mathieu*, retraités des PTT, et leu fils René*, et les force à gagner le Champ de Foire. »
Il fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich, mitraillé puis brûlé avec son fils et une partie de sa famille dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés. Sa femme, sa mère, sa sœur et une partie de sa famille furent brûlées dans l’église avec l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane.
Mathieu Mercier obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane.
Sa sœur Jeanne décède le 15 février 1978 à Oradour-sur-Glane.
Voir Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — MémorialGenWeb. — Archives État civil de la Haute-Vienne, actes de naissances, mariages, décès, recensements, registre de matricule militaire. — Marielle Larriaga, Oradour-sur-Glane,10 juin 1944, éditions des traboules (p77).

Dominique Tantin, Isabel Val Viga

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