Né le 11 février 1922 à Ochiaz (aujourd’hui Châtillon-en-Michaille, Ain), mort en action le 8 mars 1944 à Billiat (Ain) ; résistant de l’armée secrète (AS) de Bellegarde (Ain) et des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Roger Fauraz était le fils d’Albert Joseph et de Germaine Eugénie Laisem. Il était célibataire. Il était domicilié à Billiat (Ain).
Il entra dans la résistance à l’armée secrète (AS) du secteur Bellegarde-sur-Valserine (Ain) dans le groupe de François Bovagne.
En mars 1944 des armes furent parachutées pour le maquis mais au lieu de tomber sur le plateau du Retord dans l’Ain, elles tombèrent par erreur en Haute-Savoie. Le 8 mars 1944 François Bovagne, commandant du secteur et les huit hommes qu’il commandait allèrent les récupérer et les firent passer dans l’Ain en traversant le Rhône à l’aide d’une passerelle d’arbres tombés dans les gorges. Après la traversée, ils voulurent essayer les armes à l’intérieur du tunnel ferroviaire de Malpertuis. Malheureusement des cheminots entendirent le bruit des armes et s’inquiétèrent donnant l’alerte. Les gendarmeries de Génissiat et de Bellegarde et la feldgendarmerie de La Cluse ainsi que des ingénieurs allemands de passage partirent en chasse. Les gendarmes de Génissiat dont beaucoup étaient déjà acquis à la Résistance tirèrent en l’air pour avertir les maquisards mais il était déjà trop tard. Les gendarmes de Bellegarde avaient ouvert le feu blessant deux hommes. Les résistants s’éparpillèrent et tentèrent de se défendre mais ils furent pris en tenaille et encerclés à la ferme des Lades, à Billiat entre Bellegarde et Génissiat. François Bovagne et sept de ses hommes furent tués à 17 heures au lieu-dit "Les Bornales" parmi lesquels Roger Fauraz. Un seul s’en sortira vivant mais sera déporté.
L’acte de décès fut dressé le 9 mars sur la déclaration de Claudius Gros, âgé de 62 ans, garde champêtre à Billiat et enregistré au nom d’un inconnu. Un jugement rectificatif de décès fut rendu par le Tribunal de première instance de Nantua le 9 février 1945 transcrit à Billiat le 26 février 1945. Il est indiqué qu’il portait un blouson de cuir fauve et était chaussé de bottes de caoutchouc noir.
Il était membre des Forces françaises de l’intérieur, mention transcrite sur l’acte le 26 février 1945.
Il obtint la mention « Mort pour la France » transcrite sur l’acte de décès le 12 décembre 1945.
Son nom figure sur les monuments aux morts, à Billiat, Châtillon-en-Michaille (hameau de Vouvray) et Échenevex, sur la stèle de la ferme des Lades, à Billiat et sur le monument commémoratif, à Injoux-Génissiat (Ain).
Sources

SOURCES : Journal Le Progrès du 5 septembre 2016 article de Justin Mourez : Un hommage champêtre aux maquisards des Lades.— Musée de la Résistance 1940-1945 en ligne Données extraites du CD(DVD)-ROM : La Résistance en Haute-Savoie (2004) et La Résistance dans l’Ain et le Haut-Jura (2013).— Mémorial Genweb.— État civil (acte de décès).

Jean-Louis Ponnavoy

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