Né le 20 avril 1925 à Somorrostro Vizcaya ou Sommertès sur l’acte de décès (Espagne), mort en action le 8 mars 1944 à Billiat (Ain) ; bûcheron ; résistant de l’armée secrète (AS).

Vittoriano Sanchez était le fils de Juan et de Luciano Pabillo. C’était un réfugié républicain espagnol et il était domicilié en 1940 à Billiat (Ain). Il fut embauché comme bûcheron dans le secteur de Bellegarde.
Il entra dans la Résistance à l’armée secrète (AS) du secteur de Bellegarde-sur-Valserine (Ain) dans le groupe de François Bovagne.
En mars 1944 des armes furent parachutées pour le maquis mais au lieu de tomber sur le plateau du Retord dans l’Ain, elles tombèrent par erreur en Haute-Savoie. Le 8 mars 1944 François Bovagne et les huit hommes qu’il commandait allèrent les récupérer et les firent passer dans l’Ain en traversant le Rhône à l’aide d’une passerelle d’arbres tombés dans les gorges. Après la traversée, ils voulurent essayer les armes à l’intérieur du tunnel ferroviaire de Malpertuis. Malheureusement des cheminots entendirent le bruit des armes et s’inquiétèrent donnant l’alerte. Les gendarmeries de Génissiat et de Bellegarde et la feldgendarmerie de La Cluse ainsi que des ingénieurs allemands de passage partirent en chasse. Les gendarmes de Génissiat dont beaucoup étaient déjà acquis à la Résistance tirèrent en l’air pour avertir les maquisards mais il était déjà trop tard. Les gendarmes de Bellegarde avaient ouvert le feu blessant deux hommes. Les résistants s’éparpillèrent et tentèrent de se défendre mais ils furent pris en tenaille et encerclés à la ferme des Lades, à Billiat entre Bellegarde et Génissiat. François Bovagne et sept de ses hommes furent tués à 17 heures au lieu-dit "Les Bornales". Parmi eux se trouvait Vittoriano Sanchez. Un seul s’en sortira vivant mais sera déporté.
L’acte de décès fut dressé le 9 mars sur la déclaration de Claudius Gros, âgé de 62 ans, garde champêtre à Billiat. Il est indiqué que le corps de Vittoriano Sanchez était revêtu d’une capote
Il est inhumé à la Nécropole nationale du Val d’Enfer, tombe 59, à Cerdon (Ain).
Il obtint la mention « Mort pour la France » transcrite sur l’acte de décès le 10 mai 1946.
Son nom figure sur le monument aux mort, à Billiat, sur la stèle de la ferme des Lades (avec le prénom Victoriano), à Billiat et sur le monument commémoratif, à Injoux-Génissiat (Ain).
Sources

SOURCES : Journal Le Progrès du 5 septembre 2016 article de Justin Mourez : Un hommage champêtre aux maquisards des Lades.— Musée de la Résistance 1940-1945 en ligne Données extraites du CD(DVD)-ROM : La Résistance en Haute-Savoie (2004) et La Résistance dans l’Ain et le Haut-Jura (2013).— Mémorial Genweb.— État civil (acte de décès).

Jean-Louis Ponnavoy

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