Né le 18 novembre 1924 à Paris (XV arr.), exécuté sommairement le 10 juin 1944 à la ferme du By, La Ferté Saint Aubin ( Loiret) ; étudiant parisien ; résistant du réseau Vélite-Thermopyles.

Fils de Paul, Marie, Jean Du Souich (décédé) et de Madeleine Clerc, Jean Du Souich était domicilié 43 Avenue de Lorraine, Le Vésinet ( Seine-et-Oise, Yvelines) puis 26 Avenue Carnot à Croissy-sur-Seine (Seine-et-Oise, Yvelines).
Élève au collège catholique Stanislas à Paris (VI arr.), langue étudiée l’allemand, il intégra la classe préparatoire à Saint-Cyr au Lycée Louis-le-Grand (Paris V arr.).
Entré dans la Résistance en 1943 (homologation 1er octobre 1943) avec des jeunes de son Lycée Pierre Eiseman et Etienne Rousseau, il s’engagea dans la Résistance active dans le groupe Liberté et Navarre rattaché à partir du 6 juin 1944 au réseau Vélite-Thermopyles.
Suite aux appels codés de Radio Londres lors du débarquement allié en Normandie, de nombreux résistants lycéens et étudiants parisiens du réseau Vélite-Thermopyles, entreprirent de rejoindre les jours suivants un maquis de Corrèze après avoir été accueillis dans la campagne autour de La Ferté Saint-Aubin (Loiret).
Le samedi 10 juin vers cinq heures du matin, des agents du S.D. d’Orléans commandés par l’adjudant Max Kathrein alias Schneider accompagnés de trois français firent irruption dans la ferme du By, trois résistants parvinrent à se cacher. Parmi les étudiants parisiens, André Parent sortit une carte qu’il tendit aux hommes du S.D., il était du même service. Il indiqua qu’il n’y avait pas d’armes au By.
L’étudiant rescapé Lucien Schmant témoigna qu’après un interrogatoire et une fouille, puis une absence d’une demi-heure pour aller chercher les instructions téléphonées de leurs supérieurs par l’intermédiaire de la gendarmerie de La Ferté, le peloton d’exécution les fit rejoindre une clairière située à l’écart de la ferme ; un premier groupe de seize jeunes furent abattus à la mitrailleuse, puis d’une balle dans la tête, puis un deuxième groupe de treize arrêtés à la grange de La Fourmillière.
Les corps des 29 victimes furent mis en bière au cimetière de La Ferté, le 12 juin 1944.
Le procès des gestapistes français du Loiret se déroula devant la cour de justice d’Orléans du 16 au 23 juillet 1946. Sept avaient été arrêtés et quatre en fuite furent jugés par contumace. André Parent le 16 janvier 1945 a été condamné à mort pour « intelligence avec l’ennemi » et fusillé le 7 février 1945. Lucien Lussac, principal responsable, a été condamné par la même cour le 23 juin 1946 et fusillé le 28 novembre 1946.
Jean Du Souich a été reconnu Mort pour la France. Résistant Vélite-Thermopyles
agent P1 avec engagement le 1er octobre 1943, P2 à partir du 6 juin 1944, sous-lieutenant des Forces Françaises Combattantes : prise de rang le 1er juin 1944.
Le 28 novembre 1963 le statut d’ interné résistant IR lui fut attribué.
Son nom a été inscrit dans la Nécropole nationale Bellefontaine à La Ferté-Saint-Aubin , à Paris sur les plaques commémoratives du collège Stanislas et du lycée Henri IV et sur le monument aux morts de sa commune Croissy-sur-Seine.
Voir La Ferté Saint-Aubin, Marcilly-en-Villette (Loiret) 10 juin 1944
Sources

SOURCES : SHD Vincennes GR 16 P 205315 (notes Geneviève Launay) . — AVCC Caen, 21 P 152499 (n.c.) . — Georges Joumas, La tragédie des lycéens parisiens résistants 10 juin 1944 en Sologne, Corsaire Éditions, 2014 . — MemorialGenweb.

Annie Pennetier

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