Né le 30 novembre 1914 à Saint-Benoît (Vienne), abattu le 21 mars 1941 à Jardres (Vienne) en tentant de franchir la ligne de démarcation, et mort le 23 mars 1941 à l’Hôtel-Dieu de Poitiers (Vienne) ; cultivateur ; victime civile.

Henri Hillairet était le fils de Henri, François Hillairet (né le 11 août 1889 à Château-Larcher, Vienne) domestique de ferme et de Laetitia, Zelpha, Adrienne Poussard. Son père, après son service militaire effectué d’octobre 1911 à septembre 1913 au 139ème Régiment d’Infanterie, épousa Laetitia Poussard à Château-Larcher le 4 janvier 1914. Henri, sans doute appelé usuellement André, son second prénom, fut leur premier enfant et naquit le 30 novembre 1914 à Saint-Benoît peu après la mobilisation de son père le 14 novembre. Ce dernier fit toute la guerre en service auxiliaire à la Poudrerie Nationale du Ripault à Monts (Indre-et-Loire) au sud de Tours avant de revenir s’installer avec toute sa famille (huit enfants nés entre 1914 et 1929) à Saint-Benoit jusqu’en 1933. De 1933 à 1940 la famille vint résider à proximité de Poitiers puis s’installa en 1940 au lieu-dit Beaulieu, commune de Coussay au nord de Mirebeau (en zone occupée) où Henri, François devint métayer. Son fils, Henri, André, célibataire, âgé de 26 ans, résidait au début 1941 à Chauvigny (en zone libre) où il exerçait la profession de cultivateur, sans doute ouvrier agricole. Il fut abattu le 21 mars 1941 à Jardres (Vienne), à l’ouest de Chauvigny, en tentant de franchir clandestinement la ligne de démarcation. Aperçu par deux militaires allemands, il s’enfuit à leur vue vers la ligne de démarcation proche mais fut aussitôt abattu et grièvement blessé de plusieurs balles. Transporté à l’Hôtel-Dieu de Poitiers il y décéda le surlendemain 23 mars. L’arrêté du 28 avril 1941 du Tribunal de la Feldkommandantur 677 de Poitiers (AD 86 op. cit) précise qu’Hillairet porte seul la responsabilité de sa mort et que « la fréquence des passages non autorisés de la ligne de démarcation confirme la nécessité d’appliquer les mesures les plus rigoureuses pour le maintien de l’ordre à la frontière ».
Le nom d’André Hillairet est inscrit sur le monument aux morts de Saint-Benoît, sa commune natale. Son jeune frère Édouard, né en 1921, s’engagea dans la résistance rejoignant les FFI.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Vienne, 105 W 8, état civil en ligne, registre matricule. — Dépouillement d’archives et renseignements Loïc Richard. — mémorial genweb.

Michel Thébault

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