Né le 29 octobre 1910 à Bourganeuf (Creuse), mort en action le 11 juillet 1944 à Nades (Allier) ; ouvrier aux usines Dunlop de Montluçon (Allier) ; résistant AS de la Creuse.

Henri Champémont était le fils de Léonard Champémont (né le 29 mai 1879 à Saint-Moreil, Creuse), papetier et de Thérèse Fougeron, tous deux domiciliés au lieu-dit La Réjasse, commune de Bourganeuf. Il fit son service militaire d’octobre 1931 à octobre 1932 au 126ème Régiment d’infanterie de Brive (Corrèze). Domicilié à Bourganeuf en 1936, il y exerçait la profession de conducteur d’autobus. A la veille de la guerre en 1938, célibataire, il était employé comme ouvrier à l’usine Dunlop de Montluçon où il était alors domicilié. Il fut mobilisé en septembre 1939 au 321ème Régiment d’infanterie puis muté en avril 1940 dans une compagnie télégraphique du Génie. Après avoir participé à la campagne de France, il fut démobilisé après la défaite et l’armistice, le 22 juillet 1940 en Ardèche au centre de Villeneuve de Berg. Il s’engagea début juin 1944 dans la Résistance, rejoignant dans le secteur de Chambon-sur-Voueize (Creuse), à proximité du département de l’Allier, un maquis de l’Armée secrète, créé dans les premiers jours de juin. Le 8 juin 1944 ce groupe avait réussi à libérer les détenus gardés en résidence forcée (Édouard Herriot et Léon Jouhaux y furent quelque temps détenus) à la station thermale d’Evaux-les-Bains (Creuse). Les effectifs du maquis augmentèrent rapidement dans le courant du mois de juin et un groupe franc rattaché à l’AS, auquel participait Henri Champémont, destiné aux actions de sabotage et de harcèlement des troupes allemandes fut créé et confié à Gabriel Delay. Le 10 juillet 1944, le groupe franc effectua un sabotage sur une voie ferrée à Cosne-d’Allier, sur la route de Montluçon. La nuit suivante deux véhicules transportant le groupe franc tombèrent dans une embuscade sur la commune de Nades (Allier) dans la forêt des Colettes au carrefour de la Bosse. Henri Champémont fut tué dans l’affrontement.
Il obtint la mention Mort pour la France et fut homologué FFI. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bourganeuf.
Sources

SOURCES : SHD Caen AVCC Cote AC 21 P 41538 (à consulter) — SHD Vincennes, GR 16 P 118360. Dossier Henri Champémont (non consulté) .— Arch. Dép. Creuse — Marc Parrotin Le temps du Maquis, Histoire de la Résistance en Creuse Ed. Verso 1984 et Mémorial de la Résistance creusoise Ed. Verso 2000 — Mémoire des hommes — mémorial genweb.

Michel Thébault

Version imprimable