Né le 6 juillet 1893 à Bredons, commune d’Albepierre (Cantal), tué le 13 août 1944 à Murat (Cantal) ; mécanicien, chauffeur d’autos ; victime civile.

Antoine Bergaud était le fils de Catherine Bergaud née le 18 septembre 1874 à Bredons. Il avait une sœur née 1897 et mariée à Paris. Sa mère, mariée à Paris (16e) en 1904 avec Jean Meyre, originaire de Vabres (Cantal) eut une autre fille et deux fils en 1906, 1907 et 1913. En 1914-1918, mécanicien rue de la Pompe à Paris, il avait été mobilisé dans le 152e régiment d’infanterie. Caporal le 12 janvier 1915, il est blessé par un éclat d’obus le 2 mai 1915 mais refuse d’être évacué, ce qui lui vaut la mention "très courageux". Fait prisonnier de guerre à l’Hartmannveilerkopp le 22 décembre 1915, il reste en captivité à Manheim jusqu’au 20 décembre 1918 et passe au 28e RI, puis au 43e RI en 1919 date de sa démobilisation. Marié en 1921 avec Marie Louise Berthoux née en 1901, ils divorcent après une condamnation le 18 janvier 1928 pour coups et blessures à sa femme et port d’arme prohibé, puis le 24 octobre 1929 pour abandon de famille. Il avait un fils. En 1944, chauffeur d’autos à Paris occupé, il se réfugie à Murat chez sa mère.
Eugène Martres détaille les événements survenus à Murat le 12 juin 1944. « Un détachement de la police allemande (une compagnie du 2e bon de gendarmes, le SD) et des miliciens, commandés par Geissler quittèrent Saint-Flour pour gagner Murat. La colonne emmenait 4 résistants arrêtés les jours précédents (Brioude et Courtiol ; Zay et Lehmann). Geissler les fit exécuter dans un bois de pins en vue de Murat. En pénétrant dans Murat le convoi arrêta deux hommes qu’on emmena dans la ville, deux fuyard furent abattus (Antoine Bergaud, Fernand Miclon), un 3e blessé. »
Antoine Bergaud allait couper du bois dans la pinhatelle en direction de Chalinargues, une rafale d’arme automatique le fauche dans la rue Marchadial ; secouru par sa mère et sa nièce, il décéda cependant le 13 juin 1944. Il avait 51 ans.
Son nom est inscrit sur la plaque commémorative apposée en haut de la rue Marchadial en direction de Super-Murat.
Sources

SOURCES : Eugène Martres, Le Cantal de 1939 à 1945 - Les troupes allemandes à travers le Massif Central, Cournon, De Borée 1993 .— Favier, Lieux de mémoire et monuments du souvenir, Albédia, Aurillac 2007.— État civil (AD 15) .— dossier militaire (Archives Paris) .— MémorialGenWeb

Patrick Bec

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