Né le 14 octobre 1923 à Saint-Etienne (Loire), mort en action le 30 mars 1944 à Villards-sur-Thônes (Haute-Savoie) ; mécanicien ; réfractaire au STO ; résistant.

Vincent Barjon était le fils de Joseph Célestin, mécanicien demeurant à Oullins (Rhône) et de Marie Baptistine Garde. Il travaillait au garage avec son père jusqu’en 1943.
Réfractaire au S.T.O. décrété par le gouvernement de Vichy, il quitta Oullins pour la Haute-Savoie. On le retrouva sur le Plateau des Glières dans la section « Leclerc ».
Après l’ordre de décrochage du 26 mars 1944, il tenta de sortir du Plateau en compagnie d’André Gerlier* et d’un troisième camarade. Tous trois furent tués le 30 mars 1944 par les Allemands, alors qu’ils étaient sur le versant sud, au col du Lachat, (commune des Villards-sur-Thônes). Après quoi, les Allemands incendièrent le chalet, où ils avaient traîné les corps.
Ceux-ci étant méconnaissables, ils furent inhumés dans la nécropole militaire nationale de Morette comme « Inconnus », tombes n°63, 64 et 65, car les corps n’ont jamais pu être officiellement reconnus. Le Mémorial de l’oppression a ouvert un dossier 3808 W 1541 sous l’appellation « Homicide volontaire » concernant Barjon d’après un procès-verbal de gendarmerie de 1946.
Vincent Barjon fut reconnu « Mort pour la France » le 26 décembre 1947 et homologué FFI. Son nom figure sur le Mur du Souvenir élevé à l’entrée de ladite nécropole.
Sources

SOURCES : Michel Germain, Haute-Savoie Rebelle et martyre, Mémorial de la Seconde guerre mondiale en Haute-Savoie, La Fontaine de Siloé, 2009. — Mémoire des Hommes. — MémorialGenWeb. — Service historique de la Défense, Caen, AVCC AC 21 P 14073 et Vincennes, GR 16 P 33470 (à consulter).

Michel Germain, Dominique Tantin

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