Né le 4 mars 1907 à Paris (XIIe arr.), exécuté sommairement par des soldats allemands le le 29 août 1944 à Saint-Symphorien (Indre-et-Loire) ; technicien radio ; résistant des réseaux Brutus et Marco Polo , FFC.

Félix Falières était le fils de Antoine Jean Joseph Falières, comptable et de Anne Marie Guimard appelée « Antoinette, Victorine Guimard, sans profession » d’après l’acte de décès de Félix ; ses parents étaient domiciliés 194 avenue Daumesnil, Paris (XIIe arr.). Félix Falières était divorcé de Anne-Marie, Marie-Rose, Joséphine Croslais, époux en secondes noces de Lucienne, Charlotte Blatt, dactylographe ; père de deux enfants, il était domicilié à Crosne (Seine-et-Oise, Essonne).
Diplômé d’un Brevet radio, il travaillait en tant qu’agent technique radio à Air France.
Appartenant à la classe 1927, il avait été incorporé le 13 mai 1927 (recrutement 4e Bureau Seine) : grade d’assimilation, 2e canonier servant, réformé définitif n°2 le 19 janvier 1940 puis affecté spécial radio à terre à Air France.
A l’automne 1943, il fut recruté dans la résistance par Louis Pibouleau du Réseau Brutus comme opérateur de TSF à Tours, et informateur. A partir d’avril 1944, il appartenait au Réseau Marco Polo.
Il fut arrêté le 23 juillet 1944 puis incarcéré à la prison, rue Henri-Martin à Tours.
Le 9 août 1944, à l’approche des troupes américaines du général Patton et à la veille du départ des troupes allemandes d’occupation, Félix Falières et 25 autres prisonniers furent extraits de la prison et conduits au camp d’aviation de Parçay-Meslay à Saint-Symphorien (commune rattachée à Tours). Après leur exécution par balles, les 26 corps furent sommairement enfouis dans des trous de bombes.
Fin août, du 26 au 29, leurs corps furent découverts sans papiers d’identité puis inhumés au cimetière de Saint-Symphorien après des obsèques officielles.
Félix Falières a été reconnu Mort pour la France. Ordonnance n°45-2717 du 2 novembre 1945, en date du 8 mars 1946, mention apposée sur son acte de décès établi le 26 juin 1945.
Reconnaissance de ses fonctions exercées : appartient à la DGER Direction générale des études et recherches (DGER-FFC) en qualité de CM2, grade d’assimilation correspondant à lieutenant (attestation signée par le colonel Dulac)
Grade : Lieutenant, prise de rang 1er juin 1944, homologué à titre posthume par décret du 14 novembre 1946, JO du 25 novembre 1946.
Le 30 juillet 1955, il a obtenu le titre d’Interné résistant : IR du 23 juillet 1944 au 9 août 1944
Attestation d’appartenance aux FFC, le 22 décembre 1955 : Réseau Brutus :
agent P2 du 1er octobre 1943 au 31 mars 1944, grade d’assimilation : CM3 (sous-lieutenant) puis Réseau Marco Polo : agent P2 le 1er avril 1944, arrêté le 23 juillet 1944 grade d’assimilation : CM2 (lieutenant).
Son nom est inscrit sur le monument érigé « A la mémoire des 26 victimes de la barbarie allemande fusillés au camp d’aviation de Saint-Symphorien - le 9 août 1944 » dans le cimetière Saint-Symphorien-Tours (partie nord) et sur le monument « Aux martyrs de la résistance d’Indre-et-Loire », érigé à l’entrée de la base aérienne 705.
Sources

SOURCES : SHD Vincennes GR 16 P 215336 (consultation et notes de Geneviève Launay). — AVCC Caen, AC 21 P 643317 (nc) . — État civil (recherche d’ Hélène Biéret). — MémorialGenweb. — Mémoire des hommes.

Annie Pennetier

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