Né le 19 février 1924 à Paris (ex Seine), VI° arrondissement, exécuté sommairement par fusillade le 14 août 1944 à Prémilhat (Allier) ; résistant au sein des Francs-tireurs et partisans (FTP).

Né d’un père inconnu et fils de Marie Lafontaine, cuisinière, née à Arpenans (Haute-Saône), domiciliée 12 rue Ortolan à Paris, V° arr., Jean Lafontaine se réfugia en Auvergne peut-être pour fuir le STO. Il rejoignit la Résistance comme membre du camp FTP Jean-Drouillat dans l’Allier. Son pseudonyme était Caramel.
Selon l’historique du camp Drouillat et les mémoires de Roger Sandrier, une opération allemande eut lieu le 27 juillet 1944 dans le secteur d’Echassières où se trouvait l’effectif complet du camp Drouillat ainsi que des membres de l’Armée Secrète. Les hommes étaient en position pour riposter à une éventuelle attaque allemande puis repartirent au bout de deux heures. Une dizaine parmi eux décida de retourner au pont près du garde-voie pour récupérer du matériel. Là, ils virent au loin un camion allemand bâché. C’est alors que surgit une voiture immédiatement arrêtée près de la gare de Lapeyrouse (Puy-de-Dôme). Trois résistants furent arrêtés. Jean Lafontaine et Roger Tantôt, tous les deux du camp Drouillat, et une femme, dont on ignore l’identité, agent de liaison. Les Allemands relâchèrent la femme tandis que les deux hommes furent emmenés. Le matériel des FTP fut récupéré par les Allemands.
Incarcéré à la caserne Richemont à Montluçon (Allier), il en fut extrait le 14 août 1944, vers 5 heures du matin, avec 41 autres prisonniers, civils ou résistants pris comme otage et détenus au même lieu. Ils furent conduits en camion sur la route de Quinssaines jusqu’au lieu-dit Les Grises, sur la commune de Prémilhat (Allier). Ils furent fusillés, en représailles aux multiples attentats et actes de sabotages accomplis dans le secteur de Montluçon dans les premiers jours d’août 1944. Les corps furent jetés dans des fosses creusées à l’avance et couverts de chaux vive.
Il n’a pas de dossier aux Service historique de la Défense.
Son nom figure sur la stèle commémorative de Prémilhat.
Sources

SOURCES : Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 28 : crimes de guerre à Montaigut .— SHD Vincennes, 19 P3-5. Historique du camp FTP Drouillat .— Roger Sandrier, Avant l’oubli...Résistance, 2014 .— Mémorialgenweb.

Eric Panthou

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