Né le 12 octobre 1921 à Bastia (Corse, Haute-Corse), exécuté le 19 août 1944 à Avignon (Vaucluse) ; maitre d’internat ; résistant FFC.

Cliché Pennetier
Cliché Pennetier
Plaque à Bastia
Jean Carlotti était le fils de Antoine Marie Marcel Carlotti et de son épouse Marie Aurélie Cavalloni, domiciliés 9 avenue Carnot à Bastia.
Résistant du réseau Côtre, groupe 16 au Muy (Var) en novembre 1942, il refusa le Service du Travail obligatoire STO et quitta son emploi de maître d’internat au lycée Mistral d’Avignon.
En juin 1943, craignant un contrôle, il sauta d’un train en marche à Gréoux (Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence). Il devint résistant agent P2 à partir de mars 1944. Il réussit a dérober un code chiffré allemand, grâce à la complicité d’un sous-officier a utrichien Walter, en restant enfermé dans un placard de l’état major allemand. Dénoncé par Vincent C., il a été arrêté le 12 juillet 1944, torturé jusqu’à son exécution sommaire par des soldats allemands, le 19 août 1944, veille de la libération d’Avignon. Son cadavre fut retiré du Rhône le 22 août à 11h dans le quartier de Bonaventure à Avignon.
Reconnu Mort pour la France le 24 janvier 1946, il a été homologué sous-lieutenant par le décret du 21 mai 1949 (JO du 13 mai 1949) puis le 20 avril 1956, interné politique (période du 12 juillet au 19 août 1944), l’attribution du titre d’interné résistant lui a été refusée. En 1947, Hélène Vianney, liquidatrice du réseau « Défense de la France » écrivait que Jean Carlotti ne figurait pas sur ses listes.
Il fut fait chevalier de la Légion d’honneur.
Une plaque honore sa mémoire à Bastia.
Sources

SOURCES : SHD GR 16 P 107221 (notes de Geneviève Delaunay), GR 28 P 4 56 96. — Mémoire des Hommes. — Plaque de Bastia.

Annie et Claude Pennetier

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