Le 1er février, suite à dénonciation, le maquis de l’Enseigne, à Marcolès (Cantal) est attaqué par les troupes allemandes. Six Résistants sont tués lors de cette opération sans qu’on sache avec certitude s’ils sont morts au combat ou exécutés sommairement.

Monument commémoratif du Maquis de L’Enseigne
Le maquis de l’Enseigne, à Marcolès (Cantal) était constitué d’une quinzaine de maquisards prêts à agir en collaboration avec un groupe plus important, installé dans un terrain destiné à des parachutages. Ils bénéficiaient de l’aide de tous les paysans des fermes environnantes. Les maquisards se cachaient à l’Enseigne dans six baraquements construits en 1942 par les chantiers de jeunesse et qui ne servaient plus depuis 1943. Le maquis fut repéré par deux Français qui travaillaient comme bûcherons dans les bois voisins. Dans un bar d’Aurillac, les bûcherons firent la connaissance d’une femme surveillée par les maquisards d’Aurillac, de quelques Allemands et d’un milicien. Le 27 janvier 1944, la femme et le milicien, vinrent au camp par le car, pour s’assurer de la présence des maquisards et de la disposition des lieux. Le 1er février 1944, au petit matin, une cinquantaine d’Allemands les attaquèrent. Sur 18 jeunes, 4 furent tués, 2 faits prisonniers, dont un jeune réfractaire qui travaillait dans une ferme voisine : Maurice Duval, les jumeaux Lewitanski (Lazare et Salomon), Théophile Weil, René Dubois et Robert Reboul.
Plusieurs maquisards réussirent à s’enfuir dans les bois et à atteindre Estieu
Les morts ont été brûlés ensemble, dans une cabane.
En 1947, une stèle commémorative du Maquis de L’Enseigne à Marcolès. a été mise en place avec le nom des victimes. Les parents des victimes ont souhaité qu’elles soient enterrées dans une tombe collective qui porte aussi leurs noms.
Une enquête fut menée pour déterminer si les hommes tués l’avaient été au combat et leur corps ensuite brulés, ou s’ils avaient été blessés au combat puis exécutés sommairement avant que leur corps soit brûlé. Dans le second cas, leur mort relevait des crimes de guerre. L’enquête de gendarmerie pencha pour la première hypothèse, mais sans certitude.
Liste des victimes
Dubois Alfred
DUDAL Maurice
LEWITANSKI Lazare
LEWITANSKI Salomon
REBOUL Robert
WEIL Théophile
Sources

SOURCES : Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 523 : crimes de guerre à Marcolès .— Anacr-objat. — Midi libre 1.— Midi libre 2.— Yvette Souquières, L’Enseigne 1944, éditions Mairie de Marcolès. Octobre 2010 .— Mémorialgenweb .— état civil Marcolès.

Eric Panthou

Version imprimable