Né le 1er juin 1906 à Harnes (Pas-de-Calais), mort guillotiné le 23 novembre 1944 à Brandebourg (Allemagne) ; cheminot résistant ; syndicaliste CFTC du Nord.

Fils d’un « ouvrier des mines » et d’une ménagère, Jean Delvallez entra au chemin de fer du Nord en janvier 1924 comme élève homme d’équipe au service de l’exploitation et militait à la CFTC. Après son service militaire (octobre 1926-mai 1928), il fut facteur aux écritures. Il se maria en septembre 1930 à Souastre (Pas-de-Calais) avec Simone Mallard, puis il fut nommé commis à Paris et secrétaire d’Inspecteur en 1934.
Sous-chef de gare de 1935 à 1940, il fut promu contrôleur de l’Exploitation en septembre puis Inspecteur de l’exploitation à Dunkerque, en février 1942 ; il entra dans la Résistance du Nord dès 1940 et, rejoignit l’OCM au début de 1942 ; en 1941, il fut recherché par la gestapo, il entra dans la clandestinité en juillet 1943. Jean Delvallez fonda un journal clandestin, La Voix du Nord, et fut responsable départemental de l’OCM puis pour cinq départements avec l’aide des réseaux « France » et « Century ».
Il fut arrêté à Paris le 9 avril 1944 à la sortie de l’église Notre-Dame-des-Champs puis interné et torturé à Compiègne. Il partit, classé « NN » (Nacht und Nebel), vers la prison de Saint-Gilles à Bruxelles, en août 1944, puis fut transféré dans les prisons du Reich. Jugé et condamné à mort pour espionnage, il fut guillotiné le 23 novembre 1944 à la prison de Brandebourg-Görden. Il avait trente-huit ans.
Médaillé de la Résistance, de la Croix de guerre avec palme et de l’Ordre de la Couronne belge. La Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur lui fut attribuée à titre posthume et remise à son fils Jean-Claude, le 14 juillet 1946 à Lille.
Sources

SOURCES : Cheminot de France, n° 343 d’octobre 1946 et n° 522 du 4 septembre 1961. — 50 ans au service des cheminots. Du Syndicat professionnel à la Fédération des cheminots CFDT, supplément au n° 630 du Cheminot de France, octobre 1970, p. 36. — Fondation pour la mémoire de la déportation, Le Livre mémorial., op. cit. — « Cheminots victimes de la répression 1940-1945 » p.484/485 Mémorial SNCF (avril 2017). — État civil de Harnes.

Michel Gorand

Version imprimable