Né le 19 novembre 1925 à Saint-Nicolas-de-Port (Meurthe-et-Moselle), mort en action le 11 août 1944 à Cluny (Saône-et-Loire) ; résistant de l’armée secrète (AS) et des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Jean Dehan entra dans la Résistance à l’armée secrète et aux Forces françaises de l’intérieur (FFI) dans le régiment de Cluny.
Le régiment de Cluny avait été créé en janvier 1944, en prévision de l’insurrection. Son PC était installé à I km de Cluny, sur la route de Varanges, au lieu-dit au Vergnes. Le capitaine Laurent Bazot en prit le commandement après le 6 juin 1944.
À l’aube du 11 août 1944, une colonne de 3000 soldats allemands attaqua le régiment. L’affrontement principal eut lieu au col du Bois Clair : les FFI réussirent à barrer aux Allemands l’accès à la ville, par les tunnels de chemins de fer. Jean Dehan tomba à l’ennemi à cet endroit. Pour faire plier la Résistance, la ville sera bombardée à deux reprises sans succès. Le régiment de Cluny résistera et l’ennemi comprit qu’il n’en viendrait pas à bout et se replia. Cluny bien que partiellement détruite, devint alors la première ville libérée de Saône-et-Loire par la Résistance.
Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué comme soldat des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Son nom figure sur le monument aux morts, à Saint-Nicolas-de-Port (Meurthe-et-Moselle) et sur la stèle commémorative du col du Bois-Clair, à Sologny (Saône-et-Loire).
Sources

SOURCES : Mémoire vive de la Résistance, La bataille de Cluny le 11 août 1944 par Henri Mondange, article du 16-02-2018.— Mémorial Genweb.

Jean-Louis Ponnavoy

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