Né le 17 octobre 1919 à Écully (Rhône), tué le 24 mars 1944 à Fontaine (Isère) dans une embuscade des miliciens et Waffen-SS ; dessinateur industriel ; résistant, chef du groupe franc de l’A.S.-O.R.A. "Combat" de Grenoble de juillet 1943 à sa mort, homologué capitaine des Forces françaises de l’Intérieur

Paul GARIBOLDY
Paul GARIBOLDY
Source : Richard Perrichon, Geneanet, licence CC-BY-NC-SA 2.0 Creative Commons .
Paul, François Gariboldy était le fils de Charles et de Suzanne, Marie Labeye-Vuillon.
S’il naquit à Écully (Rhône), d’où était originaire sa famille paternelle, il passa sa petite enfance à Saint-Martin-d’Hères (Isère).
Après le décès de sa mère, morte de tuberculose, père et fils partirent pour l’Algérie.
À leur retour, ils s’installèrent dans la région lyonnaise.
En 1935, Paul Gariboldy fut admis en section industrielle à l’école nationale professionnelle "La Martinière" à Lyon (Rhône), où il se montra excellent élève.
Incorporé dans l’artillerie à Draguignan en mars 1940, il fut versé dans les Chantiers de jeunesse après l’armistice.
Libéré, il entra aux établissements Merlin-Gerin de Grenoble (Isère) comme dessinateur industriel dans un bureau d’études.
C’est là qu’il rencontra Gustave Estadès qui l’incita à entrer dans la Résistance.
Paul Gariboldy rejoignit le groupe franc de Combat, relevant de l’A.S.-O.R.A., en novembre 1942. Il en prit la tête en juillet 1943 et fit exploser, avec son groupe, plus de deux-cents bombes dans l’agglomération grenobloise entre juillet et septembre 1943.
Paul Gariboldy, que tout Grenoble connaissait sous son pseudonyme, Paul Vallier, et son adjoint, Jean Bocq dit « Jimmy », furent arrêtés le 24 octobre 1943 par un capitaine de gendarmerie et incarcérés à la prison Saint Joseph de Grenoble.
Le 26 octobre 1943, ils furent libérés par un groupe de policiers résistants appartenant au NAP et reprirent le combat.
Le 9 mars 1944, ils s’emparèrent de 6 millions de francs à la Poste centrale de Grenoble. Leur tête fut alors mise à prix.
Le 24 mars 1944, trahis, Paul Gariboldy et Jean Bocq tombèrent dans un guet-apens
alors qu’ils revenaient à Fontaine (Isère) pour cacher leur automobile, une Traction noire immatriculée 1365 HK 5, au garage Achard, avenue Aristide Briand. Une vingtaine de miliciens et de Waffen-SS français, dont Guy Éclache, ayant cerné le garage, une fusillade éclata dès l’arrivée des résistants.
« Jimmy » fut blessé mais Paul Gariboldy détourna l’attention des assaillants et couvrit sa retraite, lui permettant de fuir.
Jean Bocq fut tué le 26 mars 1944 à Saint Nizier-du-Moucherotte dans l’attaque d’officiers allemands.
Les circonstances exactes de la mort de Paul Gariboldy ne sont pas établies avec certitude. Pierre Giolitto, dans son livre Grenoble 40-44, écrit qu’il fut blessé alors qu’il tentait de s’échapper, puis abattu et achevé par Guy Éclache.
Le corps de Paul Gariboldy fut trouvé à quelques dizaines de mètres du garage Achard et transporté à l’école de médecine de Grenoble.
L’acte de décès fut établi comme étant celui d’un inconnu mais le corps fut rapidement identifié.
Après avoir été enterré au cimetière de Fontaine au côté de Jean Bocq, Paul Gariboldy repose depuis 1983 au cimetière de Saint-Martin-d’Hères.
Il obtint la mention "Mort pour la France" et fut homologué capitaine des Forces françaises de l’Intérieur.
Il fut décoré de la Médaille de la Résistance avec rosette.
Son nom figure sur le monument érigé sur le lieu de sa mort, sur les monuments aux morts de Fontaine (1939-1945), Saint-Martin-d’Hères (1939-1945) et Écully, sur le monument commémoratif du maquis de l’Oisans à Livet-et-Gavet (Isère), sur la plaque commémorative apposée dans l’église Saint Blaise d’Écully et sur la plaque commémorative 1939-1945 du lycée La Martinière (Diderot), 18 place Gabriel Rambaud, Lyon Ier arr..
Il existe une rue Paul Vallier à Fontaine et Saint-Martin-d’Hères et une place Paul Vallier à Grenoble.


Voir : Fontaine


Notice provisoire
Sources

SOURCES : Arch. dép. Rhône et Métropole, Mémorial de l’oppression 3808 W 476 et 477 — SHD Vincennes, GR 16 P 243551 (à consulter) , GR 19 P 38/3 — AVCC Caen, AC 21 P 191006 (à consulter) — Pierre Giolitto, GRENOBLE 40-44, 2001 — Mémoire des Hommes — Mémorial GenWeb — État civil

Jean-Luc Marquer

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