Né le 28 novembre 1922 à Orbey (Haut-Rhin), mort à l’hôpital des suites de blessures par accident le 28 septembre 1944 à Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) ; domestique ; militaire ; résistant des Forces françaises combattantes (FFC).

Henri Batot était le fils de Paul et de Marie Masson. En 1940, il était domestique et s’évada d’Alsace le 6 août 1941 pour se soustraire au Reichsarbeitsdienst (RAD ou service du travail) et rejoignit la zone sud per Lyon et Limoges pour arriver dans le Gers.
Il s’engagea comme volontaire au 10e bataillon de chasseurs à pied (BCP) jusqu’à la dissolution de l’armée d’armistice et son placement en congé d’armistice le 15 mars 1943. Il entra ensuite dans la Résistance au réseau Gallia comme agent P2.
Il s’engagea comme adjudant-chef à la Brigade indépendante Alsace-Lorraine (BAL) et fut affecté au bataillon Metz, du nom de son premier chef, Bernard Metz, à l’état-major, le 3 septembre 1944.
La brigade était commandée par le colonel Berger, de son vrai nom André Malraux. Partie du Gers début septembre, elle remonta vers le nord-est et fut officiellement crée le 17 septembre 1944 à Dijon. Elle participa aux combats de la libération auprès des unités de la 1ère armée française du général de Lattre.
Henri Batot fut blessé le 22 septembre 1944, dans un accident de motocyclette au cours d’ une mission de liaison. Il décéda le 28 septembre des suites de ses blessures à l’hôpital de Luxeuil, à Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône).
Il est inhumé au cimetière communal, à Orbey (Haut-Rhin).
Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué au grade d’adjudant-chef des Forces françaises combattantes (FFC), dossier SHD Vincennes GR 16 P 37888.
Son nom figure sur la plaque commémorative, à Orbey (Haut-Rhin) et sur le Mémorial de la brigade Alsace-Lorraine, à Froideconche (Haute-Saône).
Sources

SOURCES : Musée de la Résistance 1940-1945 en ligne, Données extraites du CD(DVD)-ROM : La Résistance des Alsaciens (2016). — Mémorial Genweb,

jean-Louis Ponnavoy

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