Né le 20 août 1918 à Beauvais (Oise), abattu le 9 mai 1944 à Boves (Somme) ; chauffeur agricole ; résistant FTPF.

Fils de Lucien Jean Baptiste Camin et de Césarine Augustine Largillière, Maurice Camin était marié à Renée Hébert.
Habitant à Andeville (Oise) avec sa femme et son fils, Maurice Camin exerce la profession de chauffeur agricole.
Il intègre le mouvement FTPF, secteur centre, en mai 1941 et il devint recruteur régional de jeunes résistants et agent de liaison de l’état-major. Au cours de l’été 1943, il forma un groupe FTPF, secteur de Mouy (Somme). Il organisa plusieurs actes de sabotages.
Recherché par la Gestapo et condamné par contumace à cinq ans de travaux forcés par la section spéciale de la cour d’appel d’Amiens (Somme) en janvier 1944, il se réfugia dans la ville. Lors de son arrestation, le 22 mars 1944, il tenta de tuer Bohrmann, responsable de la Gestapo amiénoise ; mais son revolver s’enraya. Il fut détenu à la citadelle, d’où il fut extrait avec d’autres résistants FTPF pour être abattu dans la nuit du 8 au 9 mai 1944.
Le corps de Maurice Camin fut retrouvé avec les autres victimes dans le bois de Gentelles à Boves (Somme) le 8 septembre 1944.
Il repose dans la carré des corps restitués du cimetière communal d’Andeville.
Maurice Camin fut reconnu « mort pour la France » (AC 21 P 37397) à titre militaire (FFI-FTPF). Il fut également homologué en tant que membre des FFI (GR 16 P 102881). La médaille de la Résistance ne semble pas lui avoir été attribuée.
Le nom de Maurice Camin figure sur le monument commémoratif du bois de Gentelles et sur la plaque commémorative apposée sur le mur de l’église d’Andeville où eut lieu un massacre de 16 hommes le 27 août 1944 ; la rue des 17-Martyrs associe Maurice Camin à cette tragédie.
Sources

SOURCES. SHD, Caen et Vincennes. — DVD La Résistance dans la Somme, AERI, 2018. — Sites Internet : CRDP d’Amiens ; Wikipédia ; Picardie 1939-1945 ; Mémorial GenWeb (1 et 2) ; Geneanet.

Frédéric Stévenot

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