Né le 27 juin 1920, à Ville-en-Sallaz (Haute-Savoie), exécuté sommairement le 11 juin 1944 à Saint-Jeoire-en-Faucigny (Haute-Savoie) ; cheminot ; résistant FTPF.

Fils de Joséphine Jorat, Fernand Jorat épousa Raymonde Joséphine Charles. Il était auxiliaire manœuvre à la S.N.C.F.
Résistant maquisard, il appartint à la compagnie des Francs-tireurs et partisans 93-05. Peu avant minuit le samedi 10 juin 1944, des maquisards F.T.P. des groupes « Liberté Chérie » et « Louis Aulagne* » descendirent des Brasses pour rejoindre les hommes de Franquis (F.T.P. 93-15). Sous une pluie battante au pont du Risse (vallée du Giffre en aval de Saint-Jeoire en Faucigny), ils rencontrèrent un car de douaniers allemands. La fusillade provoqua la mort du chauffeur du car réquisitionné (Henri Ramel* de Taninges), de plusieurs Allemands et du jeune Albert Pétin* de Grenoble. Le 11 juin, les Allemands revinrent en force et investirent tout le secteur. Au cours d’une perquisition au hameau de Chounaz, Fernand Jorat fut tué alors qu’il rentrait chez lui ; il est 9 heures du matin. Plusieurs maisons furent incendiées avant que l’ennemi ne reparte.
Fernand fut inhumé le jour même dans le cimetière communal Saint-Jeoire-en-Faucigny. Il fut reconnu « Mort pour la France » le 9 octobre 1945 (dossier n° 53 487 et acte de décès Saint-Jeoire 32/1944) et homologué FFI. Son nom est gravé sur le monument aux morts de Saint-Jeoire-en-Faucigny (Haute-Savoie).
Sources

SOURCES : Michel Germain, Haute-Savoie Rebelle et martyre, Mémorial de la Seconde guerre mondiale en Haute-Savoie, La Fontaine de Siloé, 2009. — MémorialGenWeb. — Mémoire des Hommes. — Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 311248 (nc).

Michel Germain

Version imprimable