Né le 14 janvier 1922 à Moux (Aude), condamné à mort et guillotiné le 14 août 1944 à Brandebourg-Görden (Allemagne) ; cantonnier auxiliaire au chemin de fer économique.

Fils d’Eloi Martin et de Félicie de la Fuente natif d’Espagne naturalisé en 1926, Manuel Martin, célibataire, habitait à Moux où il travaillait comme cantonnier à la gare. Le 22 juin 1943, il fut envoyé en Allemagne au titre du STO à Neuseddin près de Berlin. Il fut arrêté par la police allemande le 19 octobre 1943 pour avoir, avec l’aide de trois camarades, fait évader plus de 300 prisonniers français. Au cours du procès, Martin revendiqua pour lui seul la responsabilité des évasions. Condamné à mort, il fut guillotiné le 14 août 1944 à Brandebourg-Görden et laissa des dernières lettres qui témoignent de son courage.
Il obtint la mention Mort pour la France et le titre de déporté résistant en juillet 1955. Son nom ffgure sur une plaque en gare de Carcassonnne.
Sources

SOURCES : Notre métier, 1er novembre 1946, p. 2. — Mémorial des cheminots, op. cit., note par Arnaud Boulligny. — Note de Georges Ribeill.

Version imprimable